Théâtre municipal à Carcassonne dans l'Aude

Théâtre municipal

  • 11000 Carcassonne
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Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Fin du XVIe siècle
Construction du couvent
1797
Transformation en salle de spectacle
1843
Achat par Casimir Courtejaire
1929
Décision de reconstruction
1933-1935
Construction du théâtre actuel
8 juillet 1935
Inauguration du théâtre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le théâtre en totalité (cad. BM 326) : inscription par arrêté du 2 juillet 2002

Personnages clés

Benoît Faral Transforma l'ancienne église en salle de spectacle.
Jean-François Champagne Architecte du projet initial de transformation en salle de spectacle.
Casimir Courtejaire Acheteur et donateur du couvent à la ville.
Raymond Esparseil Architecte responsable de la reconstruction du théâtre.
Marcel Oudin Architecte associé à Raymond Esparseil pour la reconstruction du théâtre.
Jean-Noël Garrigues Peintre des décors intérieurs, auteur de la fresque du foyer.
Gustave-Louis Jaulmes Peintre des décors intérieurs, décorateur du grand escalier et du cadre de scène.
Paul Valéry Auteur de la conférence d'inauguration du théâtre.

Origine et histoire

Le théâtre municipal occupe l’emplacement de l’ancien couvent des Jacobins, édifié à la fin du XVIe siècle. Confisqué à la Révolution et vendu comme bien national, le couvent passa ensuite en mains privées ; Benoît Faral transforma alors l’ancienne église en salle de spectacle, sur un projet de l’architecte Jean‑François Champagne, et un théâtre y fut installé en 1797. En 1843, Casimir Courtejaire acheta l’ensemble à André Hertz puis le légua à la ville en 1874 avec le matériel et les décors ; la municipalité procéda à des agrandissements et à des aménagements. Le bâtiment s’avéra toutefois inadapté à l’accroissement du public et aux normes de sécurité et, faute d’entretien, il menaçait ruine dans les années 1930. Soumise à la loi Cornudet de 1919, la ville décida, par délibération du 9 juillet 1929, de reconstruire le théâtre sur le même emplacement et d’acquérir deux immeubles voisins pour l’agrandir. Le projet retenu fut celui de l’architecte Raymond Esparseil, qui s’associa à Marcel Oudin pour relever les difficultés techniques du chantier dans un quartier ancien et fréquenté. Oudin, connu pour ses réalisations cinématographiques et sa maîtrise du béton précontraint, permit d’envisager une vaste salle sans poteaux ; l’entreprise Fiorio de Limoux assura les études et l’exécution du béton armé. Le chantier s’étendit de 1933 à 1935 ; les décors peints furent réalisés par Jean‑Noël Garrigues et Gustave‑Louis Jaulmes. Garrigues signe la fresque du foyer, « La Symphonie pastorale », tandis que Jaulmes décore le grand escalier et le cadre de scène avec des références à Erato et Terpsichore. Une attention particulière fut portée aux équipements : le chauffage fut conçu par la maison Garric de Carcassonne, l’éclairage étudié avec soin et le jeu d’orgue ainsi que le rhéostat installés par les établissements Clémançon sur un modèle utilisé pour le paquebot Normandie, dispositifs encore conservés. Le bâtiment, implanté à l’angle de deux rues et de plan massé, a conservé ses dispositions d’origine : hall d’entrée, salon de l’étage, décors peints, sols, rampes d’escalier et salle à l’italienne. Inauguré le 8 juillet 1935 par une conférence de Paul Valéry, le théâtre fut conçu et construit en un temps record grâce à des techniques alors novatrices, qui ne se généraliseront qu’après la Seconde Guerre mondiale.

Liens externes