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Théâtre municipal de Nîmes dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine urbain Théâtre

Théâtre municipal de Nîmes

  • Aire d'autoroute de Caissargues
  • 30000 Nîmes
Théâtre municipal de Nîmes
Théâtre municipal de Nîmes
Théâtre municipal de Nîmes
Théâtre municipal de Nîmes
Crédit photo : Arria Belli | parlami - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
30000 Nîmes, Aire d'autoroute de Caissargues

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
3 février 1800
Ouverture partielle
1827
Ajout de la colonnade
1860
Incendie maîtrisé
fin XVIIIe siècle
Début des travaux
6 décembre 1949
Classement MH
1952
Destruction par incendie
années 1980
Déplacement de la colonnade
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La colonnade : inscription par arrêté du 6 décembre 1949

Personnages clés

Meunier - Architecte Concepteur du théâtre à la fin du XVIIIe.
Lesueur - Peintre Décoration intérieure en 1830.
Chevillon - Maître d’œuvre Ornementation en 1840.
Eva Closset - Cantatrice Auteur de l’incendie de 1952.
José Faès - Chef de chœur Beau-fils d’Eva Closset, renommé.

Origine et histoire du Théâtre municipal

Le Théâtre municipal de Nîmes, aussi appelé Grand Théâtre, fut conçu à la fin du XVIIIe siècle par l’architecte parisien Meunier. Inauguré en 1803 face à la Maison Carrée, il fut agrandi en 1827 avec l’ajout d’une colonnade ionique, puis en 1837. Son style néoclassique, marqué par un portique de dix colonnes orné du mot Théâtre, évoquait l’architecture antique. La décoration intérieure fut confiée au peintre Lesueur en 1830, tandis que Chevillon réalisa l’ornementation en 1840.

En 1860, un premier incendie près des décors fut maîtrisé sans dommage majeur. Classé monument historique en 1949, le théâtre fut ravagé en 1952 par un incendie criminel perpétré par Eva Closset, une cantatrice cherchant à se venger du renvoi des chœurs dirigés par son beau-fils, José Faès. Seul le portique survécut, démonté puis réinstallé dans les années 1980 sur l’aire de repos de Caissargues, entre Nîmes et Arles.

L’édifice, de plan rectangulaire avec une salle circulaire et deux escaliers principaux, abritait aussi un foyer au-dessus du vestibule. Après sa destruction, il fut remplacé par le Carré d’Art, actuel lieu culturel majeur de Nîmes. La colonnade, élément protégé depuis 1949, conserve aujourd’hui une fonction purement ornementale sur son site actuel.

Le théâtre illustrait l’importance culturelle de Nîmes au XIXe siècle, ville marquée par son héritage romain et une bourgeoisie soucieuse de prestige. Sa disparition symbolise aussi les vulnérabilités des monuments face aux aléas historiques, malgré leur protection officielle.

Devenir actuel

Les dix colonnes en pierre taillée supportant l'entablement avec le mot Théâtre évoquent l'architecture antique. Après l'incendie, elles sont restées en place jusque dans les années 1980. Elles ont été par la suite transférées sur l'aire de repos de Caissargues, (autoroute A54), entre Nîmes et Arles, où elles ont actuellement une fonction ornementale.

Liens externes

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