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Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
400
…
1600
1700
1800
1900
2000
Seconde moitié du Ier siècle
Construction du théâtre
Construction du théâtre Seconde moitié du Ier siècle (≈ 175)
Période proposée par Albert Grenier.
IIIe siècle
Démantèlement débutant
Démantèlement débutant IIIe siècle (≈ 350)
Récupération des pierres pour l’enceinte.
XVIe siècle
Premières mentions de ruines
Premières mentions de ruines XVIe siècle (≈ 1650)
Interprétées comme temple ou fortification.
Années 1840
Fouilles de Jules de La Prairie
Fouilles de Jules de La Prairie Années 1840 (≈ 1840)
Études avec les élèves du séminaire.
1875
Classement monument historique
Classement monument historique 1875 (≈ 1875)
Protection par liste officielle.
Début du XIXe siècle
Identification comme théâtre
Identification comme théâtre Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Découvertes lors du séminaire.
Années 2010
Prospection géophysique
Prospection géophysique Années 2010 (≈ 2010)
Plan précis et caves réutilisées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Théâtre romain, dans le parc de l'ancien grand séminaire : classement par liste de 1875
Personnages clés
Albert Grenier - Historien et archéologue
Propose la datation du Ier siècle.
Jules de La Prairie - Fouilleur du XIXe siècle
Dirige les premières études systématiques.
Édouard Fleury - Archiviste et historien
Auteur d’une monographie sur le monument.
Origine et histoire
Le théâtre romain de Soissons, construit dans la seconde moitié du Ier siècle à Augusta Suessionum (actuelle Soissons), était le cœur culturel de la civitas des Suessiones. Chef-d’œuvre architectural gallo-romain, sa cavea de 144 m de diamètre et ses contreforts en demi-lune illustraient une maîtrise technique avancée. Le monument, démantelé dès le IIIe siècle pour réutiliser ses pierres (notamment dans l’enceinte du Bas-Empire et peut-être l’église Saint-Pierre-au-Parvis), disparut progressivement du paysage, ne laissant qu’une anomalie topographique dans l’actuel parc du lycée Saint-Rémy.
Les premières mentions de « ruines romaines » sur la colline Saint-Jean remontent au XVIe siècle, interprétées alors comme un temple ou une fortification. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle, après des découvertes fortuites lors de la construction du grand séminaire, que le site fut identifié comme un théâtre. Les fouilles systématiques, menées dans les années 1840 par Jules de La Prairie et ses élèves, révélèrent des structures comme le pulpitum, tandis qu’une campagne géophysique des années 2010 précisa son plan et mit au jour des caves réutilisant les murs des gradins. Aucune fouille majeure n’a eu lieu depuis.
Classé monument historique dès 1875, le théâtre ne montre aujourd’hui aucun vestige en élévation, mais son empreinte en demi-lune reste visible dans le paysage. Son mur de scène, perpendiculaire à la rue du Théâtre-Romain, rappelle son intégration dans la ville antique, proche d’une voie reliant Soissons à Durocortorum (Reims). Une association propose désormais des visites guidées pour valoriser ce patrimoine enfoui, symbole du rayonnement gallo-romain dans le nord de la Gaule.
Les études archivistiques et archéologiques, comme celles d’Albert Grenier ou d’Édouard Fleury, soulignent son rôle dans la vie publique suessionne. Le théâtre, lieu de rassemblement et de spectacle, reflétait l’influence romaine sur les élites locales. Son déclin, lié à la récupération de matériaux, témoigne des transformations urbaines entre Antiquité tardive et Moyen Âge, où les monuments païens devinrent des carrières de pierres pour les nouvelles constructions chrétiennes.
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