Frise chronologique
1912-1914
Construction du théâtre
Construction du théâtre
1912-1914 (≈ 1913)
Bâti par Théo Petit pour la fondation Léopold Bellan.
1919
Ouverture au public
Ouverture au public
1919 (≈ 1919)
Inauguré sous le nom *théâtre Albert-Ier*.
1930
Direction de Tristan Bernard
Direction de Tristan Bernard
1930 (≈ 1930)
Rebaptisé *théâtre Tristan-Bernard* pendant une saison.
1936
Ère Charles de Rochefort
Ère Charles de Rochefort
1936 (≈ 1936)
Spécialisation dans les pièces policières sous ce nom.
1973
Rachat par Dominique Nohain
Rachat par Dominique Nohain
1973 (≈ 1973)
Retour au nom *Tristan-Bernard*.
1991
Classement monument historique
Classement monument historique
1991 (≈ 1991)
Inscription des deux salles (grande salle et Villiers).
2013
Direction de Pascal Guillaume
Direction de Pascal Guillaume
2013 (≈ 2013)
Devenu propriétaire en 2014.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Grande salle et salle Villiers (cad. 08 : 04 BX 45) : inscription par arrêté du 19 février 1991
Personnages clés
| Théo Petit - Architecte |
Concepteur du bâtiment (1912-1914). |
| Léopold Bellan - Fondateur de l’institut |
Commanditaire initial du théâtre. |
| Tristan Bernard - Directeur et écrivain |
Dirige le théâtre en 1930-1931. |
| Charles de Rochefort - Comédien et directeur |
Spécialise le théâtre dans le polar (1936-1972). |
| Mary Grant - Comédienne et directrice |
Dirige pendant la Seconde Guerre mondiale. |
| Edy Saiovici - Directeur (1986-2013) |
Période marquée par des créations contemporaines. |
| Pascal Guillaume - Directeur artistique puis propriétaire |
Dirige depuis 2013, propriétaire depuis 2014. |
Origine et histoire
Le théâtre Tristan-Bernard, situé 64 rue du Rocher dans le 8e arrondissement de Paris, a été construit entre 1912 et 1914 par l'architecte Théo Petit pour la fondation Léopold Bellan. Initialement conçu pour accueillir des réunions et spectacles éducatifs d’un institut pour jeunes filles, il s’ouvre au public en 1919 sous le nom de théâtre Albert-Ier, en hommage au roi des Belges. La grande salle de 400 places et la salle Villiers de 200 places, toutes deux décorées dans un style néo-Louis XVI inspiré de la salle Gaveau, sont inaugurées en 1914.
En 1930, l’écrivain Tristan Bernard en prend la direction et le rebaptise théâtre Tristan-Bernard, y présentant ses propres comédies pendant une saison. Après son départ, le théâtre retrouve son nom initial, théâtre Albert-Ier, avant d’être renommé théâtre Charles-de-Rochefort en 1936 par le comédien Charles de Rochefort, qui y monte des pièces policières à succès. Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, il cède la direction à son épouse, Mary Grant, puis à leur fils Jean Dejoux, qui assure la continuité jusqu’en 1972. La programmation alterne alors entre classiques (Corneille, Mérimée) et œuvres contemporaines.
En 1973, Dominique Nohain, fils de l’animateur Jean Nohain, rachète le théâtre et lui redonne le nom de Tristan-Bernard. Il est suivi en 1986 par Edy Saiovici, qui dirige la salle jusqu’à sa mort en 2013, période durant laquelle le théâtre accueille des artistes comme Dany Boon, Albert Dupontel ou Brèves de comptoir. Depuis 2013, Pascal Guillaume en est le directeur artistique, puis propriétaire à partir de 2014. Les deux salles sont inscrites aux monuments historiques depuis 1991 pour leur architecture et leur décor préservé.
Le théâtre a également joué un rôle dans la promotion de jeunes talents, notamment via le concours des Jeunes Compagnies organisé annuellement sous la direction de Charles de Rochefort. En 2010, il rejoint le réseau des Théâtres parisiens associés, une alliance de 50 théâtres privés parisiens. Son répertoire éclectique, allant du vaudeville au théâtre contemporain, en fait un lieu culturel majeur de la capitale.
Parmi les événements marquants, citons la création de pièces comme Le Dindon de Feydeau (2007), La Vénus à la fourrure (2015, récompensée par deux Molières), ou encore des spectacles humoristiques comme Le Père Noël est une ordure (2015). Le théâtre continue d’accueillir des créations primées, comme Courgette (2023, 7 nominations aux Molières 2024) ou Music-Hall Colette (2024).