Frise chronologique
1906
Construction des Grands-Thermes
Construction des Grands-Thermes
1906 (≈ 1906)
Inauguration par Chaussemiche pour la Société des Eaux Minérales.
1937
Modifications architecturales
Modifications architecturales
1937 (≈ 1937)
Remplacement terrasses et colonnes par toitures et béton.
15 janvier 1990
Protection partielle
Protection partielle
15 janvier 1990 (≈ 1990)
Inscription aux monuments historiques par arrêté.
2004
Fermeture définitive
Fermeture définitive
2004 (≈ 2004)
Fin d’activité après un siècle de fonctionnement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; vestibule et grand hall ; galeries de circulation des premier et deuxième niveaux ; déshabilloirs des cabines de soins du rez-de-chaussée (cad. AN 65) : inscription par arrêté du 15 janvier 1990
Personnages clés
| François-Benjamin Chaussemiche - Architecte, Grand Prix de Rome (1893) |
Concepteur des Thermes en 1906. |
| Hippolyte Boulenger - Céramiste |
Auteur des faïences polychromes intérieures. |
| A. Octobre - Sculpteur |
Réalisa chapiteaux et ornements en stuc. |
Origine et histoire
Les Thermes de Châtel-Guyon, aussi appelés Grands-Thermes, furent construits en 1906 par l’architecte François-Benjamin Chaussemiche, lauréat du Grand Prix de Rome en 1893. Commandés par la Société des Eaux Minérales, ils visaient à donner du prestige à la station thermale de Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme. Le bâtiment, de style romano-auvergnat mêlant des influences antiques, s’adosse à une montagne creusée pour exploiter les sources d’eau minérale chaude. Son plan rectangulaire, organisé autour d’un atrium couvert d’une verrière, inclut un vestibule central, un grand hall promenoir, et des ailes abritant vestiaires et cabines de soins sur deux niveaux.
L’établissement se distingue par la richesse de son décor intérieur, combinant faïences polychromes (œuvre du céramiste Hippolyte Boulenger), stucs, marbres, et vitraux non figuratifs ornant les portes du hall. Les chapiteaux et ornements en stuc furent sculptés par A. Octobre. En 1937, des modifications architecturales remplacèrent les terrasses par des toitures à deux versants et les colonnes intérieures par du béton lisse. Les sols, en mosaïques et carreaux de grès, ainsi que les murs revêtus de faïences, témoignent d’un éclectisme de grande qualité, caractéristique des thermes du début du XXe siècle.
Les Grands-Thermes fermèrent définitivement en 2004, après près d’un siècle d’activité. Une partie de l’édifice fut protégée au titre des monuments historiques par arrêté du 15 janvier 1990, couvrant notamment les façades, toitures, le vestibule, le grand hall, les galeries de circulation, et les déshabilloirs des cabines de soins. Aujourd’hui, ce patrimoine thermal rappelle l’importance des stations hydrominérales dans la société française, alliant santé, architecture et prestige social.