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Thermes de Châtel-Guyon dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine thermal Thermes

Thermes de Châtel-Guyon

    Parc Thermal
    63140 Châtel-Guyon
Propriété d'une société privée
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Thermes de Châtel-Guyon
Crédit photo : Remi Jouan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1906
Construction des Grands-Thermes
1937
Modifications architecturales
15 janvier 1990
Protection partielle
2004
Fermeture définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; vestibule et grand hall ; galeries de circulation des premier et deuxième niveaux ; déshabilloirs des cabines de soins du rez-de-chaussée (cad. AN 65) : inscription par arrêté du 15 janvier 1990

Personnages clés

François-Benjamin Chaussemiche - Architecte, Grand Prix de Rome (1893) Concepteur des Thermes en 1906.
Hippolyte Boulenger - Céramiste Auteur des faïences polychromes intérieures.
A. Octobre - Sculpteur Réalisa chapiteaux et ornements en stuc.

Origine et histoire

Les Thermes de Châtel-Guyon, aussi appelés Grands-Thermes, furent construits en 1906 par l’architecte François-Benjamin Chaussemiche, lauréat du Grand Prix de Rome en 1893. Commandés par la Société des Eaux Minérales, ils visaient à donner du prestige à la station thermale de Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme. Le bâtiment, de style romano-auvergnat mêlant des influences antiques, s’adosse à une montagne creusée pour exploiter les sources d’eau minérale chaude. Son plan rectangulaire, organisé autour d’un atrium couvert d’une verrière, inclut un vestibule central, un grand hall promenoir, et des ailes abritant vestiaires et cabines de soins sur deux niveaux.

L’établissement se distingue par la richesse de son décor intérieur, combinant faïences polychromes (œuvre du céramiste Hippolyte Boulenger), stucs, marbres, et vitraux non figuratifs ornant les portes du hall. Les chapiteaux et ornements en stuc furent sculptés par A. Octobre. En 1937, des modifications architecturales remplacèrent les terrasses par des toitures à deux versants et les colonnes intérieures par du béton lisse. Les sols, en mosaïques et carreaux de grès, ainsi que les murs revêtus de faïences, témoignent d’un éclectisme de grande qualité, caractéristique des thermes du début du XXe siècle.

Les Grands-Thermes fermèrent définitivement en 2004, après près d’un siècle d’activité. Une partie de l’édifice fut protégée au titre des monuments historiques par arrêté du 15 janvier 1990, couvrant notamment les façades, toitures, le vestibule, le grand hall, les galeries de circulation, et les déshabilloirs des cabines de soins. Aujourd’hui, ce patrimoine thermal rappelle l’importance des stations hydrominérales dans la société française, alliant santé, architecture et prestige social.

Liens externes