Frise chronologique
1840
Classement initial
Classement initial
1840 (≈ 1840)
Vestiges protégés par la première liste MH
1922
Extension du classement
Extension du classement
1922 (≈ 1922)
Mur romain et caves classés
1980-1995
Restauration moderne
Restauration moderne
1980-1995 (≈ 1988)
Travaux après rachat par la ville
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les restes des thermes : classement par liste de 1840 - Le mur romain dépendant des Thermes de Constantin et les caves faisant partie de la propriété rue de Vauvage : classement par arrêté du 9 août 1922
Personnages clés
| Constantin - Empereur romain |
Résidait à Arles lors de leur construction |
| Frédéric Raynaud - Archéologue |
Auteur d'un rapport en 2007 |
Origine et histoire
Les thermes de Constantin, aussi appelés thermes du Nord, furent construits au début du IVe siècle à Arles, alors que l'empereur Constantin résidait dans la cité antique d’Arelate. Ces bains publics, implantés au bord du Rhône, illustrent l’importance des infrastructures thermales dans les villes romaines. À l’époque médiévale, ils furent surnommés « palais de la Trouille », une appellation erronée les associant à tort à un palais impérial. Leur vocation originelle ne fut redécouverte qu’à partir du XIXe siècle, lors des premières fouilles archéologiques.
Les vestiges actuels, classés parmi les monuments historiques dès 1840 (avec un complément en 1922 pour le mur romain et les caves adjacentes), révèlent surtout le caldarium : une salle chaude équipée de trois bassins (solia), dont une piscine semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Ce complexe communiquait avec un laconicum (étuve sèche) et un tepidarium (bain tiède), partiellement préservés. Les autres parties des thermes, situées plus au sud, restent enfouies, faute de fouilles exhaustives. Entre 1980 et 1995, une campagne de restauration fut menée après l’acquisition du site par la ville d’Arles.
Parmi les thermes romains de France, ceux de Constantin se distinguent par leur état de conservation remarquable, aux côtés des sites de Chassenon (Charente) et de Cluny (Paris). Leur architecture typique — hypocaustes, absides, et jeux de voûtes — témoigne du savoir-faire romain en matière d’ingénierie thermique et de confort urbain. Les sources archéologiques, comme les rapports de Frédéric Raynaud (2007), continuent d’éclairer leur histoire, tandis que des outils modernes (visites virtuelles) en facilitent aujourd’hui l’accès au public.