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Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur dans les Hautes-Pyrénées

Patrimoine classé
Patrimoine thermal
Thermes

Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur

    25 Avenue de l'Impératrice Eugénie
    65120 Luz-Saint-Sauveur
Propriété de la commune
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Thermes de Saint-Sauveur à Luz-Saint-Sauveur
Crédit photo : Michoko - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1572
Première reconnaissance officielle
1730
Statut de source d’État
1808
Modernisation des bains
1829-1832
Reconstruction de l’établissement
1859
Agrandissement impérial
1975
Inscription aux Monuments historiques
2004
Extension Luzéa
2010
Prix de l’Innovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Thermes de Saint-Sauveur (cad. B 595) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975

Personnages clés

Abbé Bézégua - Promoteur thermal Exploita les premières baignoires privées au XVIIIe.
Pierre Artigala - Architecte départemental Reconstruit l’établissement (1829-1832).
Napoléon III - Empereur des Français Commanditaire de l’agrandissement en 1859.
Jules François - Ingénieur et inspecteur Dirigea les travaux impériaux et rapports techniques.
Edmond Chambert - Architecte Étudia l’établissement en 1853 avec Filhol.
Michel Authié - Architecte contemporain Conçut l’extension Luzéa en 2004.

Origine et histoire

Les Thermes de Saint-Sauveur, implantés à Luz-Saint-Sauveur, incarnent l’architecture thermale romantique de la seconde moitié du XIXe siècle, tout en intégrant des éléments vernaculaires pyrénéens. Leur façade monumentale, ornée d’un portique à colonnes doriques en marbre blanc (peut-être d’Angoulême) et d’une grille en fer forgé, contraste avec une couverture d’ardoises locales à deux pans. À l’intérieur, un vaste hall aux baies en plein-cintre en marbre gris (probablement d’Arudy) et aux murs ocre abrite les anciennes cabines de bains, aujourd’hui partie du centre thermoludique Luzéa. L’édifice, flané de deux ailes sobres, offre une vue spectaculaire sur le paysage montagneux.

L’histoire des thermes remonte au XVIe siècle, avec une source sulfureuse reconnue pour ses vertus thérapeutiques dès 1572 par l’évêque de Tarbes, puis officiellement déclarée source d’État en 1730. Au XVIIIe siècle, l’abbé Bézégua, guéri par ses eaux, y installe trois baignoires privées, avant que le site ne soit unifié avec les bains publics existants. En 1808, l’établissement est modernisé (baignoires en marbre, douches), puis reconstruit entre 1829 et 1832 sous la direction de l’architecte Pierre Artigala, après les visites des duchesses d’Angoulême et de Berry.

La renommée des thermes culmine sous le Second Empire : Napoléon III et l’impératrice Eugénie y séjournent en 1859, déclenchant un agrandissement dirigé par l’architecte J. Normand et l’ingénieur Jules François. L’édifice, inchangé depuis cette époque, est inscrit aux Monuments historiques en 1975. Après des rénovations en 1995 et 2004 (extension Luzéa par Michel Authié), il s’adapte au thermoludisme moderne, tout en conservant ses cabines d’origine et son marbre multicolore. Une machine de thalaxion installée en 2009 lui vaut le Prix de l’Innovation en 2010.

Liens externes