Thermes Fraxine à Ornolac-Ussat-les-Bains dans l'Ariège

Thermes Fraxine

  • 09400 Ornolac-Ussat-les-Bains
Crédit photo : Pascale09 - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Découverte des sources
1787
Don aux hospices
1821
Plan initial
1838
Projet de reconstruction
1845
Approbation des plans
1848
Achèvement des fondations
1855
Acquisition de décors
1855-1856
Achèvement du péristyle
XXe siècle
Modifications modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Grande galerie (cad. B 598) : inscription par arrêté du 10 avril 1991

Personnages clés

Louis de Fraxine Personnage ayant aménagé les sources thermales et fait don de l’établissement aux hospices de Pamiers.
Jules François Ingénieur des mines ayant proposé la reconstruction de l’établissement.
Casimir Durrieux Architecte ayant mené le projet de reconstruction.
Baron Entrepreneur ayant participé aux travaux de reconstruction.
Frères Virebent Artistes ayant fourni la frise et les bas-reliefs pour la décoration.

Origine et histoire

Les sources thermales des Thermes Fraxine sont connues depuis le XVe siècle ; Louis de Fraxine les a aménagées dans un but humanitaire et a fait don de l’établissement aux hospices de Pamiers en 1787. À l’origine, les bâtiments comprenaient six bains et deux fontaines, et l’exploitation des eaux remontait au XVIIIe siècle, mais les aménagements étaient alors sommaires : fosses creusées dans le sol exposées aux crues de l’Ariège et cabines étroites et basses, propices à l’accumulation de vapeurs. Le plan de 1821 mentionne un bâtiment simple abritant une vingtaine de baignoires, sans doute le résultat du rapprochement de plusieurs petits corps de bâtiment voûtés, aux toitures indépendantes et mal alignés, flanqués à chaque extrémité de pavillons d’un étage plus comble. En 1838 l’ingénieur des mines Jules François proposa de reconstruire l’établissement sur un seul alignement, plus près de la montagne, et de réaliser des galeries souterraines pour canaliser l’eau thermale en amont ; le projet fut mené par l’architecte Casimir Durrieux. Les plans, approuvés en 1845, comprenaient un péristyle monumental servant d’accès ; les fondations furent achevées en 1848 et les travaux se poursuivirent autour de 1850 sous la direction de Durrieux et de l’entrepreneur Baron. Le nouvel édifice, long bâtiment néo-classique précédé d’un portique, est encadré de deux pavillons, scandé par un jeu d’arcades (34 arcades) et décoré d’une frise de rinceaux et de deux bas-reliefs à l’antique ; les proportions et détails de pierre prévus à l’époque correspondent à ce qui subsiste aujourd’hui. Un bâtiment annexe fut élevé de l’autre côté de l’avenue pour abriter l’administration des bains et le bureau de l’inspecteur des eaux. En 1855 l’hospice de Pamiers utilisa une subvention de l’État pour acquérir la frise et les bas-reliefs auprès des frères Virebent à Toulouse et pour financer la peinture de la façade, de la balustrade et des éléments décoratifs ainsi que les consoles et les trente-neuf chambranles destinés aux portes des cabinets de bain ; les travaux du péristyle furent probablement achevés en 1855–1856. Une notice de 1869 indique que la galerie renfermait quarante baignoires en marbre de Carrare, plusieurs douches « à nouveau système » et autant de loges confortables ; ces baignoires étaient alimentées par cinq galeries souterraines dont la température variait de 37 °C au sud à 31 °C au nord. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la galerie fut vitrée et les décors de volutes en terre cuite qui surmontaient les portes disparurent à une date inconnue. Le bâtiment administratif a été transformé dans le dernier quart du XXe siècle et abrite aujourd’hui une résidence.

Liens externes