Frise chronologique
Ve siècle
Abandon des thermes
Abandon des thermes
Ve siècle (≈ 550)
Fin de l'usage thermal romain
863
Traité d'Entrammes (hypothèse)
Traité d'Entrammes (hypothèse)
863 (≈ 863)
Rencontre Charles le Chauve-Salomon
1544
Destruction du mur nord
Destruction du mur nord
1544 (≈ 1544)
Agrandissement de l'église médiévale
1er septembre 1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1er septembre 1988 (≈ 1988)
Protection des vestiges thermaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Toiture et nef dans les murs de laquelle sont conservés les vestiges d'un édifice public gallo-romain et le parc renfermant des vestiges archéologiques (cad. AB 36, 37) : classement par arrêté du 1er septembre 1988
Personnages clés
| Charles le Chauve - Roi des Francs |
Signataire possible du traité en 863 |
| Salomon - Roi de Bretagne |
Signataire possible du traité en 863 |
| Jacques Naveau - Archéologue |
Études sur les thermes d'Entrammes |
Origine et histoire
Les thermes gallo-romains d'Entrammes, découverts en 1987 lors de travaux de restauration de l'église, datent du milieu du IIe siècle. Leur particularité réside dans leur conservation partielle en élévation, notamment un mur sud de plus de 8,50 m de hauteur et un hypocauste intact. Ces vestiges, intégrés dans la structure de l'église actuelle, révèlent une utilisation prolongée jusqu'au Ve siècle, avant leur transformation en lieu de culte paléochrétien au VIIe siècle.
La fouille archéologique a mis au jour quatre pièces en enfilade (frigidarium, tepidarium, caldarium et cella solaris), ainsi qu'une chaufferie extérieure. Un chapiteau tardif et des éléments comme un ambon ou des moules de cloches attestent de la réutilisation du site. Le parcours thermal, atypique, imposait aux usagers un trajet en boucle, avec des étapes successives dans les salles tiède, chaude et froide.
L'histoire du site est marquée par des modifications majeures : la suppression du mur nord en 1544, puis l'agrandissement de l'église au XIXe siècle, qui a partiellement altéré les vestiges. Classés monuments historiques en 1988, les thermes sont aujourd'hui séparés de l'espace cultuel par un mur, permettant leur visite. Leur rareté, surtout au nord de la Loire, soulève des questions sur l'existence d'une agglomération antique à Inter Amnes, entre deux rivières.
Le traité d'Entrammes, signé en 863 entre Charles le Chauve et Salomon de Bretagne, pourrait y avoir été négocié, bien que cette hypothèse reste à confirmer. Les perturbations liées à une ancienne sablière limitent la connaissance de l'environnement archéologique, mais les vestiges conservés offrent un témoignage exceptionnel de l'architecture thermale romaine en Gaule du Nord.