Crédit photo : photography taken by Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
4 Rue de Pavigny 39000 Lons-le-Saunier
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1892
Fondation des thermes
Fondation des thermes 1892 (≈ 1892)
Création par Édouard Guénon sur son domaine.
1894
Achèvement du bâtiment
Achèvement du bâtiment 1894 (≈ 1894)
Réalisé par l’architecte Jean Reboul.
1966
Fin de l’industrie salifère
Fin de l’industrie salifère 1966 (≈ 1966)
Arrêt de l’exploitation du sel à Lons-le-Saunier.
1993
Classement du parc
Classement du parc 1993 (≈ 1993)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
1999
Classement des thermes
Classement des thermes 1999 (≈ 1999)
Protection des façades et intérieurs historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, vestibule, grande salle centrale et galeries latérales en L du bâtiment XIXe siècle (cad. AD 3) : inscription par arrêté du 12 mai 1999
Personnages clés
Édouard Guénon - Mécène et donateur
Lègue le domaine pour les thermes.
Jean Reboul - Architecte
Conçoit le bâtiment thermal en 1894.
Henri Michel - Paysagiste
Aménage le parc thermal (1854-1930).
Origine et histoire des Thermes Lédonia
Les thermes Lédonia de Lons-le-Saunier, construits au 4e quart du XIXe siècle (1892-1894), s’inscrivent dans une tradition thermale millénaire liée aux sources salées du Jura. La ville, autrefois appelée Ledo salinarius (« ville du sel »), exploite depuis le néolithique des gisements de sel gemme, une ressource économique majeure jusqu’au XXe siècle. Les thermes, fondés en 1892, tirent leur nom de la source Lédonia, l’une des trois sources d’eau salée (avec Chavenay et Naparix) aux propriétés thérapeutiques reconnues, riches en chlorure de sodium et oligo-éléments.
Le projet est porté par Édouard Guénon, un riche habitant de Lons-le-Saunier, qui lègue un domaine de 7 hectares pour créer un parc thermal. L’architecte parisien Jean Reboul conçoit le bâtiment, tandis que le paysagiste Henri Michel (1854-1930) aménage le parc, relié aux sources par des canalisations souterraines. L’ensemble, complété par un casino et une gare des Bains, forme une petite ville thermale typique de l’époque, avec des galeries séparées pour hommes et femmes.
Les eaux de Lédonia, impropres à la consommation en l’état, sont diluées pour des usages thérapeutiques : rhumatologie, dermatologie, ou ORL. Classés monuments historiques (façades et toitures en 1999, parc en 1993), les thermes illustrent l’âge d’or du thermalisme français, mêlant héritage industriel du sel et innovation architecturale. Le site, propriété de la commune, conserve aujourd’hui sa structure d’origine tout en s’adaptant aux pratiques modernes.
L’activité salifère, qui cesse en 1966, a marqué l’histoire locale, avec des infrastructures comme les salines de Salins-les-Bains ou la saline royale d’Arc-et-Senans. Les thermes Lédonia perpétuent ce lien entre géologie, médecine et patrimoine, tout en symbolisant la transition vers une économie tournée vers le bien-être et le tourisme thermal.