Frise chronologique
1856
Fondation de la Société des thermes
Fondation de la Société des thermes
1856 (≈ 1856)
Création et début des travaux.
1858
Projet définitif des architectes
Projet définitif des architectes
1858 (≈ 1858)
Plan tripartite validé par Isabelle.
1856-1868
Séjours de Napoléon III
Séjours de Napoléon III
1856-1868 (≈ 1862)
Quatre visites impériales marquantes.
1932-1933
Rénovation par Robert Danis
Rénovation par Robert Danis
1932-1933 (≈ 1933)
Modernisation du complexe thermal.
10 avril 2001
Classement monument historique
Classement monument historique
10 avril 2001 (≈ 2001)
Protection des façades et intérieurs.
mars 2020
Arrêt de l’activité thermale
Arrêt de l’activité thermale
mars 2020 (≈ 2020)
Fin des cures médicales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des façades et des toitures ; les parties intérieures suivantes des Thermes : le grand vestibule, le vaisseau central et les sols, les trois cabines de soins, deux à l'antique et une à la grecque ; le vestibule et la salle à manger de l'hôtel est (cad. AB 456 à 458) : inscription par arrêté du 10 avril 2001
Personnages clés
| Napoléon III - Empereur des Français |
Séjournait régulièrement, promut le site. |
| Charles-Edouard Isabelle - Architecte en chef |
Conçut le projet définitif en 1858. |
| Robert Danis - Architecte rénovateur |
Dirigea les travaux de 1932-1933. |
| Nicolas Grillot - Architecte associé |
Collabora à la conception initiale. |
Origine et histoire
Les Thermes Napoléon de Plombières-les-Bains, situés dans les Vosges en Lorraine, furent construits à l’initiative de la Société d’exploitation des thermes fondée en 1856. Leur création coïncide avec les séjours répétés de Napoléon III (1856, 1858, 1865, 1868), qui contribua à en faire un lieu prisé par l’aristocratie française. Les architectes Isabelle, Normand et Grillot conçurent un complexe tripartite : deux ailes d’hôtel encadrant des bains publics centraux, permettant aux clients d’accéder à tous les services sans quitter l’enceinte. L’objectif était d’attirer une clientèle aisée, en misant sur le luxe et la commodité.
En 1932-1933, l’architecte Robert Danis mena une rénovation majeure du site, modernisant les installations tout en préservant son cachet impérial. Le bâtiment, de style classiciste, se distingue par sa façade monumentale, ses toitures caractéristiques et ses intérieurs hiérarchisés (salles de soins à l’antique, salle à manger orientale avec jardin d’hiver). Trois salles de traitement et le grand vestibule, parmi d’autres éléments, sont aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques (arrêté du 10 avril 2001).
L’activité thermale cessa en mars 2020, laissant place à des travaux de modernisation en 2022, notamment sur les réseaux d’eau souterrains et les salles. Géré par le groupe AVEC (ex-Doctegestio), le site conserve une partie de sa vocation hôtelière, tout en témoignant de l’âge d’or du thermalisme lorrain au XIXe siècle. Son architecture reflète l’influence impériale et les ambitions sociales d’une époque où les stations thermales étaient des lieux de pouvoir et de distinction.
Plombières-les-Bains, connue depuis l’Antiquité romaine pour ses sources, devint sous le Second Empire un symbole de prestige médical et mondain. Les Thermes Napoléon incarnent cette dualité : un héritage romain réinterprété par le faste du XIXe siècle, où médecine, architecture et politique se mêlaient. Les décorations intérieures, comme les arcatures aveugles ou la cheminée en marbre blanc, évoquent encore les fêtes impériales qui s’y déroulaient.