Frise chronologique
1772
Projet royal initié
Projet royal initié
1772 (≈ 1772)
Visite du duc de Chablais relance les thermes.
1783
Inauguration des thermes Victor-Amédée
Inauguration des thermes Victor-Amédée
1783 (≈ 1783)
Premier bâtiment royal achevé sous Victor-Amédée III.
1832
Annexe Charles-Albert
Annexe Charles-Albert
1832 (≈ 1832)
Première extension majeure sous Charles-Albert.
1862
Nouvel établissement Pellegrini
Nouvel établissement Pellegrini
1862 (≈ 1862)
Agrandissement sous le Second Empire.
1933-1934
Construction thermes Pétriaux
Construction thermes Pétriaux
1933-1934 (≈ 1934)
Extension Art Déco par Roger Pétriaux.
1971-1974
Tour administrative Mabileau
Tour administrative Mabileau
1971-1974 (≈ 1973)
Dernière phase de construction moderne.
2012
Rachat par la ville
Rachat par la ville
2012 (≈ 2012)
Aix-les-Bains devient propriétaire pour 1,2 M€.
2016
Classement étendu
Classement étendu
2016 (≈ 2016)
Inscription monument historique complétée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les anciens thermes nationaux en totalité, hors parties déjà classées (thermes antiques), ainsi que représenté sur le plan annexé à l'arrêté, et à l'exclusion de la tour dite « Mabileau » (cad. CD 31):inscription par arrêté du 31 octobre 2016
Personnages clés
| Victor-Amédée III - Roi de Sardaigne |
Commanditaire du Bâtiment Royal des Bains (1776). |
| Nicoli de Robilant - Ingénieur |
Dirigea la construction des premiers thermes (1783). |
| Jules Pellegrini - Architecte |
Conçut l’extension majeure (1855-1862). |
| Roger Pétriaux - Architecte départemental |
Auteur des thermes Pétriaux (1930-1934). |
| Charles-Albert - Roi de Sardaigne |
Finança la première annexe (1832). |
Origine et histoire
Les thermes nationaux d'Aix-les-Bains, situés dans le département de la Savoie, trouvent leur origine dans des sources thermales exploitées depuis l’Antiquité. Les premières constructions datées par les archéologues remontent à la fin du Ier siècle et au début du IIe siècle de notre ère. Abandonnés au Ve siècle, les bains romains furent réutilisés de manière sommaire jusqu’au XVIIIe siècle, où la venue du duc de Chablais en 1772 relança un projet royal. Le Bâtiment Royal des Bains, commandé en 1776 par Victor-Amédée III et achevé en 1783 sous la direction des ingénieurs Nicoli de Robilant et Capellini, marqua le début d’une série d’extensions et de modernisations.
L’essor du thermalisme au XIXe siècle entraîna plusieurs phases d’agrandissement. Une première annexe fut construite en 1832 sous le règne de Charles-Albert, suivie d’un nouvel établissement thermal conçu par l’architecte Jules Pellegrini entre 1855 et 1862. Les annexes Revel (1881) et Lecoeur (1899) complétèrent l’ensemble. Au XXe siècle, les thermes Pétriaux, construits entre 1930 et 1934, agrandirent considérablement le site, avec des décors Art Déco encore visibles aujourd’hui. Une dernière phase de construction, entre 1971 et 1974, ajouta une tour administrative de sept étages sous la direction de l’architecte Mabileau.
En 2012, la ville d’Aix-les-Bains devint propriétaire des thermes, rachetés à l’État pour 1,2 million d’euros avec l’aide du conseil départemental. Depuis, un projet de réhabilitation est en cours, incluant une consultation citoyenne en 2019 pour choisir le futur usage du bâtiment. Les soins thermaux ont été transférés vers les nouveaux thermes Chevalley, situés en hauteur, libérant l’espace pour une restructuration majeure. Le site, partiellement classé monument historique depuis 1986 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 2003, abrite aujourd’hui des services municipaux et une école d’esthétique.
Les thermes nationaux conservent des traces de leur riche histoire, des fondations romaines aux extensions modernes. Leur architecture reflète les évolutions stylistiques, du néoclassicisme du XVIIIe siècle à l’Art Déco des années 1930. Malgré des accidents, comme la chute mortelle d’une visiteuse en 2007, le site reste un symbole du patrimoine thermal savoyard, en attente d’une nouvelle vocation après des décennies de transformations et d’usages variés.