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Thermes d'Évaux-les-Bains à Évaux-les-Bains dans la Creuse

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Thermes romains

Thermes d'Évaux-les-Bains

    Lotissement du Parc des Thermes
    23110 Evaux-les-Bains
Propriété de la commune
Crédit photo : Ideus520 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
1800
1900
2000
Ier siècle (seconde moitié)
Construction des thermes
IIIe siècle (après 260)
Incendie destructeur
IVe siècle
Restauration partielle
1840
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Thermes (restes des) : classement par liste de 1840

Personnages clés

IVAOS - Divinité locale des sources Culte associé aux eaux thermales
Légionnaire anonyme - Auteur d’une dédicace Patère remerciant Evaux pour ses soins

Origine et histoire

Les thermes romains d’Évaux-les-Bains étaient intégrés à un vicus gallo-romain, bâti autour de sources thermales jaillissant dans un vallon escarpé, à 600 mètres au nord du bourg actuel. Ce site, lié à la divinité locale IVAOS (attestée par une inscription sur une patère en bronze), servait aussi de carrefour routier. Pour exploiter les eaux, les Romains ont creusé une plateforme de 350 m2 dans la roche, coulé une dalle de béton de 3,50 m d’épaisseur, et aménagé une quarantaine de puits captant les sources.

La construction des thermes et de leur galerie d’accès (600 m de long) remonte probablement à la seconde moitié du Ier siècle. L’ensemble, détruit par un incendie au IIIe siècle (après 260), fut partiellement restauré et réutilisé au IVe siècle. Les thermes, encastrés entre des falaises, comprenaient des bassins ornés, des baignoires, et des étuves alimentées par des sources à 60° C. Un aqueduc souterrain de 17 km, partant de Reterre, approvisionnait le site en eau potable avec une dénivellation calculée de 120 m.

Les vestiges encore visibles incluent plus de 40 puits, 5 piscines (dont un caldarium circulaire), des baignoires, et les restes d’une galerie couverte de 700 m, peut-être liée à un temple. Une patère en bronze, dédiée par un légionnaire, témoigne de la renommée antique des thermes pour soigner les maux de jambes. Classés monuments historiques dès 1840, ces vestiges appartiennent aujourd’hui à la commune.

Le vicus d’Évaux tirait sa prospérité des sources thermales, mais aussi de sa position stratégique sur des axes de circulation. La dédicace à IVAOS (‘Vimpuro Firmi lib. Ivav V.S.L.M.’), gravée au poinçon, révèle un culte local associé aux eaux curatives. L’aqueduc, guidé par les courbes de niveau, illustre le savoir-faire romain en hydraulique, tandis que la galerie monumentale, reliant le vicus aux thermes, suggère une organisation urbaine planifiée.

Liens externes