Construction des thermes Ier siècle (seconde moitié) (≈ 150)
Édification des thermes et de la galerie
IIIe siècle (après 260)
Incendie destructeur
Incendie destructeur IIIe siècle (après 260) (≈ 350)
Destruction partielle par le feu
IVe siècle
Restauration partielle
Restauration partielle IVe siècle (≈ 450)
Remise en service de la partie ouest
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Thermes (restes des) : classement par liste de 1840
Personnages clés
IVAOS - Divinité locale des sources
Culte associé aux eaux thermales
Légionnaire anonyme - Auteur d’une dédicace
Patère remerciant Evaux pour ses soins
Origine et histoire
Les thermes romains d’Évaux-les-Bains étaient intégrés à un vicus gallo-romain, bâti autour de sources thermales jaillissant dans un vallon escarpé, à 600 mètres au nord du bourg actuel. Ce site, lié à la divinité locale IVAOS (attestée par une inscription sur une patère en bronze), servait aussi de carrefour routier. Pour exploiter les eaux, les Romains ont creusé une plateforme de 350 m2 dans la roche, coulé une dalle de béton de 3,50 m d’épaisseur, et aménagé une quarantaine de puits captant les sources.
La construction des thermes et de leur galerie d’accès (600 m de long) remonte probablement à la seconde moitié du Ier siècle. L’ensemble, détruit par un incendie au IIIe siècle (après 260), fut partiellement restauré et réutilisé au IVe siècle. Les thermes, encastrés entre des falaises, comprenaient des bassins ornés, des baignoires, et des étuves alimentées par des sources à 60° C. Un aqueduc souterrain de 17 km, partant de Reterre, approvisionnait le site en eau potable avec une dénivellation calculée de 120 m.
Les vestiges encore visibles incluent plus de 40 puits, 5 piscines (dont un caldarium circulaire), des baignoires, et les restes d’une galerie couverte de 700 m, peut-être liée à un temple. Une patère en bronze, dédiée par un légionnaire, témoigne de la renommée antique des thermes pour soigner les maux de jambes. Classés monuments historiques dès 1840, ces vestiges appartiennent aujourd’hui à la commune.
Le vicus d’Évaux tirait sa prospérité des sources thermales, mais aussi de sa position stratégique sur des axes de circulation. La dédicace à IVAOS (‘Vimpuro Firmi lib. Ivav V.S.L.M.’), gravée au poinçon, révèle un culte local associé aux eaux curatives. L’aqueduc, guidé par les courbes de niveau, illustre le savoir-faire romain en hydraulique, tandis que la galerie monumentale, reliant le vicus aux thermes, suggère une organisation urbaine planifiée.
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