Frise chronologique
Antiquité (période romaine)
Fondation des thermes
Fondation des thermes
Antiquité (période romaine) (≈ 212)
Utilisation des eaux chaudes mentionnée par Strabon.
1704
Redécouverte des thermes
Redécouverte des thermes
1704 (≈ 1704)
Fouilles révélant les fondations romaines.
23 mars 1705
Découverte d’une pierre gravée
Découverte d’une pierre gravée
23 mars 1705 (≈ 1705)
Inscriptions *I.H.C.* interprétées comme romaines.
1770 et 1803
Nouveaux travaux archéologiques
Nouveaux travaux archéologiques
1770 et 1803 (≈ 1803)
Confirmation de structures romaines voûtées.
1922
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1922 (≈ 1922)
Protection des vestiges dans le jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Thermes romains (vestiges) , dans le jardin de l'hôtel des Thermes (cad. L 145p) : classement par arrêté du 28 septembre 1922
Personnages clés
| Strabon - Historien antique |
A mentionné les eaux d’*Aquae Sextiae*. |
| Pline - Historien antique |
A évoqué les thermes romains. |
| Honoré-Maria Lauthier - Médecin-historien (1705) |
A décrit les fondements romains découverts. |
| Alexandre de Fauris de Saint-Vincens - Historien local (1818) |
A étudié les thermes de l’Observance. |
| Étienne Garcin - Auteur (Dictionnaire de Provence) |
A confirmé la redécouverte en 1704. |
Origine et histoire
Les thermes romains d'Aix-en-Provence, connus sous le nom d’Aquae Sextiae (« Eaux de Sextius »), sont mentionnés par des historiens antiques comme Strabon, Pline et Tite Live. Leur utilisation thermale semble postérieure à celle de Glanum, autre cité romaine de la région. Plusieurs sites ont été identifiés ou suspectés, notamment près du Palais (source des Bagniers) et dans la rue des Étuves, où une piscine pouvant accueillir quarante personnes a été découverte, bien que son usage exact (citerne ou bain) reste incertain.
Le site le plus documenté est celui des thermes de l'Observance, identifié en 1704 lors de fouilles révélant des fondations romaines et une source d’eau chaude. Une pierre gravée des initiales I.H.C. (interprétées comme Iuvant Hae Conjugiis ou In Hortorum Custodiam) y fut découverte en 1705. Les thermes modernes d’Aix furent construits sur ces vestiges, avec une rotonde protégeant la source, accessible gratuitement aux plus démunis. Des travaux ultérieurs (1770, 1803) confirmèrent leur origine antique, révélant des murailles, des voûtes sphériques et des constructions symétriques typiquement romaines.
D’autres établissements thermaux existaient probablement au nord et au sud-ouest des thermes actuels, mais leur localisation exacte reste hypothétique. Le quartier des Bagniers, souvent cité par des historiens locaux comme Alexandre de Fauris de Saint-Vincens (1818), n’a pas confirmé archéologiquement la présence de bains. Les thermes romains d’Aix illustrent ainsi l’importance des sources chaudes dans l’urbanisme et la vie sociale de la ville, de l’Antiquité au Moyen Âge.