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Tombe de Frédéric Chopin à Paris 1er dans Paris 20ème

Patrimoine classé Tombe Maison des hommes et des femmes célèbres

Tombe de Frédéric Chopin

  • Cimetière du Père-Lachaise
  • 75020 Paris
75020 Paris, Cimetière du Père-Lachaise

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
17 octobre 1849
Décès de Chopin
30 octobre 1849
Funérailles à la Madeleine
17 octobre 1850
Inauguration du monument
1er avril 2008
Classement monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Frédéric Chopin - Compositeur et pianiste Personnalité commémorée par le monument.
Auguste Clésinger - Sculpteur du monument Auteur de *La Musique en pleurs*.
Eugène Delacroix - Peintre, membre du comité Participe à l’organisation des funérailles.
Jane Stirling - Élève et mécène Finance la tombe et initie les pèlerinages.
Ludwika Chopin - Sœur du compositeur Rapports le cœur en Pologne.
Pauline Viardot - Cantatrice Interprète lors des funérailles.

Origine et histoire de la Tombe de Frédéric Chopin

La tombe de Frédéric Chopin (1810-1849) est un monument funéraire remarquable du cimetière du Père-Lachaise à Paris, réalisé par le sculpteur Auguste Clésinger et inauguré en 1850. Classée aux monuments historiques en 2008, elle se distingue par une statue en marbre, La Musique en pleurs, représentant Euterpe, muse de la musique, ainsi qu’un médaillon en bronze à l’effigie du compositeur. Le monument fut financé par ses élèves, sa sœur Ludwika, et une souscription publique, avec un comité incluant Eugène Delacroix et Camille Pleyel.

Frédéric Chopin, décédé à Paris le 17 octobre 1849, fut inhumé après des funérailles grandioses à l’église de la Madeleine, où son Requiem de Mozart fut interprété par des solistes comme Pauline Viardot. Son cortège funèbre, accompagné par des figures telles que Delacroix et Meyerbeer, se dirigea vers le Père-Lachaise, où il fut d’abord enterré dans un caveau provisoire. Une poignée de terre polonaise, conservée depuis son exil en 1830, fut dispersée sur sa tombe, symbolisant son attachement à son pays natal.

Le monument définitif, achevé en 1850, porte des inscriptions rappelant ses origines polonaises et son ascendance française. Il abrite aussi des souvenirs personnels dans une niche derrière le médaillon. Bien que certains critiques aient jugé l’allégorie médiocre, le tombeau devint un lieu de pèlerinage annuel, initié par son élève Jane Stirling. En 1880, une nouvelle souscription fut lancée pour son entretien, et en 2008, il fut officiellement classé.

Une particularité de l’histoire de Chopin est la séparation de son cœur et de son corps : conformément à ses volontés, son cœur fut prélevé par le docteur Cruveilhier et rapporté en Pologne par sa sœur. Il repose depuis 1850 dans l’église de la Sainte-Croix à Varsovie, après avoir été temporairement conservé dans la maison familiale. Ce geste reflète son désir posthume de lier sa mémoire à la fois à la France, son pays d’adoption, et à la Pologne, sa patrie.

Plusieurs projets de transfert de ses cendres furent envisagés, notamment vers la Pologne dans les années 1920 ou vers le Panthéon en 2010, à l’occasion de son bicentenaire. Aucun ne fut réalisé, laissant sa tombe parisienne comme un symbole durable de son héritage artistique franco-polonais. Aujourd’hui, elle attire des visiteurs du monde entier, perpétuant la tradition des hommages musicaux et floraux.

Liens externes

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