Frise chronologique
1888
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1888 (≈ 1888)
Découverte de vestiges humains et d’une épée.
1890
Fouilles de Villebois-Mareuil
Fouilles de Villebois-Mareuil
1890 (≈ 1890)
Dégagement partiel du tumulus, fragilisation du dolmen.
19 juillet 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
19 juillet 1989 (≈ 1989)
Protection officielle du dolmen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tombe mégalithique du château de la Ferrière (cad. C 301) : classement par arrêté du 19 juillet 1989
Personnages clés
| M. de Villebois-Mareuil - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1890. |
Origine et histoire
La pierre couverte du château de la Ferrière, aussi appelée dolmen du Bois de la Ferrière, est un monument mégalithique situé à La Ferrière-de-Flée, dans le département de Maine-et-Loire. Ce dolmen, de petite taille, est constitué d’une chambre rectangulaire délimitée par six supports en grès armoricain local, recouverte d’une unique table. Lors des fouilles menées en 1888, des vestiges humains (mandibule, dents, tibia) ainsi qu’une épée de bronze y furent découverts, attestant de son usage funéraire.
En 1890, M. de Villebois-Mareuil dirigea des fouilles qui dégagèrent partiellement le dolmen de son tumulus, laissant une cuvette autour de l’édifice. Ces travaux fragilisèrent la structure : les dalles ouest, sud et est s’inclinèrent, tandis que le côté nord, probablement fermé à l’origine par deux dalles, s’ouvrit. Une dalle ornée d’une trace fossile de cruziana se distingue dans l’angle sud-est. Le dolmen fut classé au titre des monuments historiques en 1989.
Le site, bien que modeste, illustre les pratiques funéraires néolithiques ou protohistoriques de la région. Son état actuel résulte des interventions du XIXe siècle, qui altérèrent sa stabilité mais permirent aussi d’en révéler des éléments architecturaux et archéologiques. La présence d’une épée de bronze suggère une réutilisation ou une occupation postérieure à sa construction initiale.
Le château voisin, mentionné dans les sources, fut remanié aux XIVe et XIXe siècles, mais son lien direct avec le dolmen n’est pas documenté. Les deux sites coexistent sur le domaine, témoignant de strates historiques distinctes : l’un préhistorique, l’autre médiéval et moderne. Aucune preuve ne relie cependant leur construction ou leur usage.