Frise chronologique
1862–1863
Construction initiale
Construction initiale
1862–1863 (≈ 1863)
Caveau et chapelle édifiés par Zarri.
1865
Achèvement des extérieurs
Achèvement des extérieurs
1865 (≈ 1865)
Finalisation des aménagements extérieurs.
1871
Décor en marbre
Décor en marbre
1871 (≈ 1871)
Ajout après le titre de comte.
1895
Achèvement du fronton
Achèvement du fronton
1895 (≈ 1895)
Dernière étape architecturale majeure.
1900
Inhumation de Vincent Benedetti
Inhumation de Vincent Benedetti
1900 (≈ 1900)
Enterrement du diplomate dans le tombeau.
1908
Agrandissement du caveau
Agrandissement du caveau
1908 (≈ 1908)
Second caveau ajouté par Bronzini.
2021
Classement monument historique
Classement monument historique
2021 (≈ 2021)
Inscription officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tombeau Benedetti, en totalité, ainsi que sa parcelle d'assise pour ses aménagements paysagers et architecturaux, situé quartier de Lupino, figurant au cadastre section AY, sur la parcelle n°30 : inscription par arrêté du 4 novembre 2021
Personnages clés
| Vincent Benedetti - Diplomate et ambassadeur |
Commanditaire et premier occupant du tombeau. |
| Charles Zarri - Architecte initial |
Concepteur des plans originels (1862–1865). |
| Bronzini - Architecte (1908) |
Responsable de l’agrandissement du caveau. |
Origine et histoire
Le tombeau Benedetti est une sépulture monumentale située à Bastia, en Haute-Corse, dans le quartier de Lupino. Construit entre 1862 et 1865 selon les plans de l’architecte Charles Zarri, il se distingue par son emplacement privé, loin des cimetières traditionnels. Le fronton, achevé en 1895, et les décors en marbre ajoutés en 1871 reflètent l’importance de la famille Benedetti, notamment après l’obtention du titre de comte en 1869. Le tombeau, agrandi en 1908 sous la direction de l’architecte Bronzini, conserve son schéma architectural originel malgré cette extension.
Le monument abrite la dépouille de Vincent Benedetti (1817–1900), ambassadeur de France et figure majeure du Second Empire. Sa conception, mêlant chapelle funéraire et caveaux souterrains, suit une tendance répandue parmi les élites corses du XIXe siècle : l’édification de sépultures familiales sur des terrains privés. Les peintures murales, le portail en fer forgé et l’escalier monumental, noyés dans une végétation d’ifs et de cyprès, renforcent son caractère solennel et intimiste.
Classé monument historique en 2021 à l’initiative des descendants et de la municipalité, le tombeau a bénéficié de restaurations au XXIe siècle pour préserver son état. Son architecture classique, en pierre de taille et fonte, ainsi que ses aménagements paysagers, en font un témoignage remarquable de l’art funéraire corse de l’époque. La chapelle, toujours visible depuis l’avenue de la Libération, reste un lieu chargé d’histoire, lié à la mémoire diplomatique française et à l’héritage local.