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Tombeaux romains de Trion dans le Rhône

Tombeaux romains de Trion

    1 Montée de Choulans
    69005 Lyon
Propriété de la commune
Tombeaux romains de Trion
Tombeaux romains de Trion
Tombeaux romains de Trion
Tombeaux romains de Trion
Tombeaux romains de Trion
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Tombeaux romains de Trion
Tombeaux romains de Trion
Tombeaux romains de Trion
Crédit photo : Bolel sur Wikipédia français - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1885
Découverte archéologique
12 août 1905
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tombeaux romains de Trion : classement par arrêté du 12 août 1905

Personnages clés

Quintus Caluius Turpio - Affranchi et sévir augustal Défunt honoré par le mausolée le mieux conservé.
Regilus, Chresimus, Murranus, Donatus, Chrestus - Affranchis de Turpio Commanditaires du tombeau via son testament.

Origine et histoire

Les tombeaux romains de Trion, découverts en 1885 dans le quartier Saint-Just de Lyon, font partie d’une nécropole antique bordant la voie romaine reliant Lugdunum (Lyon) à l’Aquitaine. Cet ensemble de dix monuments funéraires, daté du IIe siècle, illustre les pratiques funéraires des élites locales. Cinq mausolées en grand appareil ont été préservés et reconstruits place Eugène-Wernert, dont le triple mausolée (Julius Severianus, Quintus Valerius, Julia) et ceux de Satrius et Turpio.

Le mausolée de Turpio, le plus intact, se compose d’un bloc carré en pierre du Midi (calcaire burdigalien), posé sur un podium avec pilastres cannelés et chapiteaux ioniques. Sa dédicace révèle qu’il honorait Quintus Caluius Turpio, affranchi riche et sévir augustal (membre d’un collège sacerdotal), dont les affranchis ont érigé le tombeau selon son testament. Les inscriptions, mêlant grandes capitales archaïsantes et noms tassés, suggèrent une datation précoce, avant l’ère chrétienne pour certaines parties.

Ces monuments, classés en 1905, étaient construits en pierre du Midi, matériau typique de Lugdunum au Ier siècle avant d’être remplacé par la pierre de Seyssel. Leur alignement le long de la voie romaine soulignait leur rôle ostentatoire, marquant le statut social des défunts. Le site, aujourd’hui accessible près de la montée de Choulans, offre un témoignage rare de l’art funéraire gallo-romain dans la capitale des Gaules.

La dédicace du tombeau de Turpio mentionne ses affranchis (Regilus, Chresimus, etc.), soulignant les réseaux de dépendance et d’ascension sociale propres à la société romaine. Le surnom Turpio (« le Honteux »), probablement lié à son passé servile, contraste avec son statut final de notable, incarnant les paradoxes de la mobilité sociale sous l’Empire.

Liens externes