Frise chronologique
1861
Fondation des fonderies de Couëron
Fondation des fonderies de Couëron
1861 (≈ 1861)
Création du complexe métallurgique parent.
1875-1878
Construction de la tour
Construction de la tour
1875-1878 (≈ 1877)
Édification achevée en juillet 1878.
1935
Rachat par La Vieille
Rachat par La Vieille
1935 (≈ 1935)
Intégration à l’usine de plomb.
1957
Fin de la production
Fin de la production
1957 (≈ 1957)
Arrêt définitif de la fabrication.
1988
Fermeture de l’usine
Fermeture de l’usine
1988 (≈ 1988)
Cession à la commune de Couëron.
11 février 1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 février 1993 (≈ 1993)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour à plomb (cad. BX 59) : classement par arrêté du 11 février 1993
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun acteur individuel. |
Origine et histoire
La tour à plomb de Couëron, construite entre 1875 et 1878, est le dernier exemple français de ce type d’édifice industriel dédié à la fabrication de grenaille de plomb pour les cartouches de chasse. Culminant à environ 69 mètres (ou 60 mètres selon les sources) pour un diamètre de 11,30 mètres, elle fonctionnait en précipitant du plomb en fusion depuis son sommet. Durant sa chute, le métal, mélangé à 8 % d’arsenic et d’antimoine pour le durcir, se fragmentait en billes sphériques avant d’être récupéré dans un bac d’eau au pied de la tour. Les ouvrières triaient ensuite manuellement les billes, conditionnées pour l’encartouchage.
Ce monument s’inscrit dans l’histoire industrielle de l’estuaire de la Loire, région marquée par la métallurgie depuis le XVIIIe siècle. Le site de Couëron, avec ses fonderies et laminoirs (créés en 1861), bénéficiait de la proximité du port de Nantes, alors premier port français, pour l’approvisionnement en matières premières et l’exportation des produits finis. La tour cessa son activité en 1957, après 79 ans de production, avant d’être classée Monument Historique en 1993. Elle symbolise aujourd’hui le patrimoine industriel ligérien, rachetée par la commune après la fermeture définitive de l’usine en 1988.
La tour était intégrée au complexe des fonderies et laminoirs de Couëron, fondé en 1861 pour traiter le plomb et laminer le cuivre et le laiton. Ce site connut plusieurs rachats successifs : par l’usine La Vieille vers 1935, puis par la Société des mines et fonderies de Pontgibaud, et enfin par Tréfimétaux. Les bâtiments industriels environnants, aujourd’hui propriété de la ville, témoignent de cette époque où Couëron était un pôle métallurgique majeur de la Basse-Loire, lié à l’essor de la construction navale et du transport fluvio-maritime.