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Tour Albert à Paris à Paris 1er dans Paris 13ème

Patrimoine classé Maison d'architecte Immeuble

Tour Albert à Paris

    33 Rue Croulebarbe
    75013 Paris 13e Arrondissement
Propriété privée
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Tour Albert à Paris
Crédit photo : LPLT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1958-1960
Construction de la tour
19 juillet 1994
Inscription monument historique
2005
Restauration
2017
Pic immobilier
2018
Décor de film
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour (cad. EU 0006) : inscription par arrêté du 19 juillet 1994

Personnages clés

Édouard Albert - Architecte principal Concepteur de la tour.
Robert Boileau - Architecte collaborateur Co-auteur du projet.
Jacques Henri-Labourdette - Architecte collaborateur Co-auteur du projet.
Jacques Lagrange - Peintre Auteur de la fresque du 6e étage.
Anne Coutine - Urbaniste Initiatrice de l'inscription historique.
Gorka Piqueras - Architecte restaurateur Responsable des travaux en 2005.

Origine et histoire

La tour Albert, aussi appelée tour Croulebarbe ou tour Mercier, est un immeuble d'habitation de 23 étages et 67 mètres de haut, situé au 33 rue Croulebarbe dans le 13e arrondissement de Paris. Construite entre 1958 et 1960 par l'architecte Édouard Albert, en collaboration avec Robert Boileau et Jacques Henri-Labourdette, elle marque l'histoire comme le premier gratte-ciel de logements de la capitale française. Son style architectural moderne, avec une structure tubulaire en acier et béton, la distingue des bâtiments environnants.

La tour s'inscrit dans un projet urbain abandonné visant à relier la rue Croulebarbe à l'avenue de la Sœur-Rosalie via une passerelle, refusée par la RATP. Malgré son inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1994, certaines de ses caractéristiques originales, comme les allèges translucides, ont été modifiées. Une terrasse au 6e étage, décorée d'une fresque de Jacques Lagrange, devait être accessible au public mais reste fermée en raison de l'abandon du projet de passerelle.

Restaurée en 2005 par Gorka Piqueras, la tour Albert connaît un regain d'intérêt immobilier dans les années 2010, avec des prix dépassant 9 000 euros le mètre carré en 2017. Elle apparaît aussi dans le film Plaire, aimer et courir vite (2018), où un appartement du 22e étage sert de décor. Son architecture, avec des panneaux en acier inoxydable et des contreventements en croix de saint André, reflète l'innovation technique de son époque.

Accessible par les stations de métro Les Gobelins (ligne 7) et Corvisart (ligne 6), la tour Albert incarne une période de transformation urbaine à Paris. Son inscription comme monument historique, initiée par Anne Coutine (fille d'Édouard Albert), souligne son importance patrimoniale. La structure, partiellement visible en façade, rappelle d'autres réalisations d'Albert, comme le campus de Jussieu.

Liens externes