Frise chronologique
1958-1960
Construction de la tour
Construction de la tour
1958-1960 (≈ 1959)
Premier gratte-ciel résidentiel de Paris.
19 juillet 1994
Inscription monument historique
Inscription monument historique
19 juillet 1994 (≈ 1994)
Initiée par Anne Coutine.
2005
Restauration
Restauration
2005 (≈ 2005)
Par l'architecte Gorka Piqueras.
2017
Pic immobilier
Pic immobilier
2017 (≈ 2017)
9 000 €/m², record local.
2018
Décor de film
Décor de film
2018 (≈ 2018)
*Plaire, aimer et courir vite*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour (cad. EU 0006) : inscription par arrêté du 19 juillet 1994
Personnages clés
| Édouard Albert - Architecte principal |
Concepteur de la tour. |
| Robert Boileau - Architecte collaborateur |
Co-auteur du projet. |
| Jacques Henri-Labourdette - Architecte collaborateur |
Co-auteur du projet. |
| Jacques Lagrange - Peintre |
Auteur de la fresque du 6e étage. |
| Anne Coutine - Urbaniste |
Initiatrice de l'inscription historique. |
| Gorka Piqueras - Architecte restaurateur |
Responsable des travaux en 2005. |
Origine et histoire
La tour Albert, aussi appelée tour Croulebarbe ou tour Mercier, est un immeuble d'habitation de 23 étages et 67 mètres de haut, situé au 33 rue Croulebarbe dans le 13e arrondissement de Paris. Construite entre 1958 et 1960 par l'architecte Édouard Albert, en collaboration avec Robert Boileau et Jacques Henri-Labourdette, elle marque l'histoire comme le premier gratte-ciel de logements de la capitale française. Son style architectural moderne, avec une structure tubulaire en acier et béton, la distingue des bâtiments environnants.
La tour s'inscrit dans un projet urbain abandonné visant à relier la rue Croulebarbe à l'avenue de la Sœur-Rosalie via une passerelle, refusée par la RATP. Malgré son inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1994, certaines de ses caractéristiques originales, comme les allèges translucides, ont été modifiées. Une terrasse au 6e étage, décorée d'une fresque de Jacques Lagrange, devait être accessible au public mais reste fermée en raison de l'abandon du projet de passerelle.
Restaurée en 2005 par Gorka Piqueras, la tour Albert connaît un regain d'intérêt immobilier dans les années 2010, avec des prix dépassant 9 000 euros le mètre carré en 2017. Elle apparaît aussi dans le film Plaire, aimer et courir vite (2018), où un appartement du 22e étage sert de décor. Son architecture, avec des panneaux en acier inoxydable et des contreventements en croix de saint André, reflète l'innovation technique de son époque.
Accessible par les stations de métro Les Gobelins (ligne 7) et Corvisart (ligne 6), la tour Albert incarne une période de transformation urbaine à Paris. Son inscription comme monument historique, initiée par Anne Coutine (fille d'Édouard Albert), souligne son importance patrimoniale. La structure, partiellement visible en façade, rappelle d'autres réalisations d'Albert, comme le campus de Jussieu.