Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la forteresse
Construction de la forteresse
XIe siècle (≈ 1150)
Première forteresse édifiée par Robert le Pieux.
1292
Rattachement à la Bretagne
Rattachement à la Bretagne
1292 (≈ 1292)
Mariage Yolande de Montfort et Arthur II.
XVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XVe siècle (≈ 1550)
Édifiée par Anne de Bretagne.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection des ruines du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges (cad. B 257, 259 à 261, 263, 271, 316, 366, 367, 370, 374 à 377) : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Anne de Bretagne - Duchesse et comtesse de Montfort |
Commanditaire de la tour au XVe. |
| Robert le Pieux - Fils d'Hugues Capet |
Initiateur de la forteresse au XIe. |
| Guillaume de Hainaut - Premier seigneur de Montfort |
Chargé de construire la forteresse. |
| Yolande de Montfort - Comtesse de Montfort |
Épouse d'Arthur II de Bretagne. |
Origine et histoire
La tour Anne-de-Bretagne est une construction du XVe siècle érigée à Montfort-l'Amaury par la duchesse Anne de Bretagne, qui en fit son lieu de séjour pendant cinq ans. Elle domine le village depuis une motte féodale à 185 mètres d'altitude et constituait l'escalier d'un donjon construit sur les ruines d'un château du XIIe siècle, détruit durant la guerre de Cent Ans. Les vestiges, classés monument historique en 1862, incluent un escalier octogonal, des murailles épaisses et une tour de vingt mètres de large.
L'origine du site remonte au XIe siècle, lorsque Robert le Pieux, fils d'Hugues Capet, confia à Guillaume de Hainaut la construction d'une forteresse sur cette motte, faisant de lui le premier seigneur de Montfort. Le comté fut ensuite rattaché au duché de Bretagne en 1292 par le mariage de Yolande de Montfort et d'Arthur II de Bretagne. La tour actuelle, en briques et pierres, fut édifiée sous l'impulsion d'Anne de Bretagne, comtesse de Montfort, entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle.
La tour, autrefois couronnée de mâchicoulis, flanquait un logis du XVe siècle. Le donjon, dont elle constituait l'accès principal, présentait des murailles de deux à trois mètres d'épaisseur et une hauteur d'environ dix-huit mètres. Le site a également servi de décor au film Le Petit Garçon perdu (1953) de George Seaton, tourné en partie à Montfort-l'Amaury. Victor Hugo lui a aussi consacré un poème, Aux ruines de Montfort-L’Amaury, publié en 1825 dans Odes et Ballades.
Aujourd'hui, les vestiges protégés incluent des éléments du cadastre tels que des parcelles et des ruines, propriété de la commune. La localisation exacte est indiquée comme étant au 28 Rue Saint-Laurent, bien que la précision cartographique soit jugée médiocre (niveau 5/10).