Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la tour, l'un des plus anciens édifices de Blois.
XIIIe siècle
Intégration au comté
Intégration au comté XIIIe siècle (≈ 1350)
La tour devient un élément majeur des défenses urbaines après son intégration au comté de Blois.
1806
Transformation en prison
Transformation en prison 1806 (≈ 1806)
La tour est transformée en prison après la Révolution.
1945
Fin de l'usage carcéral
Fin de l'usage carcéral 1945 (≈ 1945)
La prison est désaffectée après plus d'un siècle d'utilisation.
1948
Classement historique
Classement historique 1948 (≈ 1948)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Beauvoir et la partie du mur voisine : inscription par arrêté du 26 octobre 1948
Personnages clés
Jean de Châtillon
Seigneur responsable des travaux au château de Blois, ayant transféré l'administration de la justice à la Tour Beauvoir.
Origine et histoire de la Tour Beauvoir
Édifiée au XIe siècle, la Tour Beauvoir fait partie des plus anciens édifices de Blois. Enclavée dans l'ancien couvent des Cordeliers, transformé en prison en 1806, elle a longtemps assuré des fonctions de défense et de détention. Au Moyen Âge, elle constituait un fief particulier des seigneurs de Beauvoir, vassaux du comte de Blois. Après son intégration au comté en 1256, le donjon devint un élément majeur des défenses urbaines. Pendant les travaux menés par Jean de Châtillon au château de Blois, l'administration de la justice et la prison qui y siégeaient furent transférées à la Tour Beauvoir, où elles demeurèrent plus d'un siècle jusqu'à la construction du palais de justice. Après la Révolution, la tour, devenue insuffisante pour accueillir tous les condamnés, fut complétée par l'ancien couvent des Cordeliers ; la prison y resta installée jusqu'en 1945. La Tour Beauvoir a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 26 octobre 1948. De plan à peu près carré et bâtie en moellon, elle comprend un rez-de-chaussée, deux étages et un comble ; le bâtiment, couvert d'une seule pente, a été en partie arasé. À l'intérieur, le donjon comporte une pièce par niveau ; aucun escalier d'origine ne desservait les étages, un escalier ayant été installé dans un bâtiment accolé. En 1970, quatre niveaux furent reconstitués et un escalier aménagé dans un angle du donjon. Rachetée en 2000 par les propriétaires du château de Chémery, la tour se visite sur demande ; le rez-de-chaussée a été aménagé en gîte et les étages servent de salles pour événements ou expositions temporaires. Les remaniements successifs de l'enceinte urbaine, du XIIIe au XVIIIe siècle, ont entraîné destructions et transformations ; il subsiste néanmoins des vestiges tels qu'une portion du front nord-ouest, une partie de l'enceinte des Cordeliers, une portion du front nord et la tour d'angle nord-est dite Tour des Carmélites.