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Tour brune d'Embrun dans les Hautes-Alpes

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour brune d'Embrun

  • 10 Place de la Cathédrale
  • 05200 Embrun
Tour brune dEmbrun
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Tour brune dEmbrun
Tour brune dEmbrun
Tour brune dEmbrun
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
05200 Embrun, 10 Place de la Cathédrale

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
400
700
800
1300
1400
1700
1800
1900
2000
365
Fondation du diocèse
794
Érection en archevêché
XIIIe siècle
Construction de la tour
1789
Révolution française
5 mars 1927
Classement Monument Historique
1934
Acquisition par la ville
11 juillet 1996
Inauguration du musée
20 septembre 2005
Inscription de l’archevêché
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La Tour Brune (dépendant de l'actuelle caserne Laharpe) : classement par arrêté du 5 mars 1927 - L'ancien archevêché en totalité, avec le sol de ses cours est et ouest (cad. AB 221) : inscription par arrêté du 20 septembre 2005

Personnages clés

Marcellin - Fondateur du diocèse Créa le siège épiscopal en 365.
Pascale Mottura - Directrice d’études Conceptrice du musée du paysage.
Bruno Donzet - Architecte Direction du projet muséographique.
Alain Tillier - Architecte en chef Restauration et suppression des voûtes.

Origine et histoire de la Tour brune

La Tour Brune d’Embrun est un ancien donjon des archevêques d’Embrun, construit à partir du XIIIe siècle contre le Palais archiépiscopal, près de la cathédrale Notre-Dame. Cette tour carrée, couronnée de merlons et mâchicoulis, incarnait leur pouvoir temporel et protégeait le quartier canonial. Son nom viendrait de tour d’Ambrune, son appellation médiévale. Au fil des siècles, elle servit d’habitation, de dépôt, de prison, et fut modifiée au XVIIe ou XVIIIe siècle par l’ajout de cinq voûtes superposées pour optimiser l’espace, au détriment des circulations verticales.

Classée Monument Historique en 1927, la tour a subi des transformations majeures : sa charpente pyramidale en bois fut remplacée en 1927 par une toiture terrasse à créneaux inspirés du Palais des Papes d’Avignon. Après la Révolution, elle devint réservoir d’eau pour la caserne installée dans l’ancien archevêché. Rachetée par la ville en 1934, elle abrite depuis 1996 un musée du paysage dédié au Parc national des Écrins, offrant une lecture pluridisciplinaire des territoires alpins à travers ses niveaux thématiques.

Les travaux de restauration ont suscité des débats au sein de la Commission supérieure des monuments historiques, notamment sur la destruction des voûtes intérieures (XVIIe–XVIIIe siècles) pour retrouver le volume d’origine. Ce projet, mené par l’architecte en chef Alain Tillier, a permis d’ouvrir le sommet au public et d’y installer une table d’orientation. La tour, parallélépipède de 27 m de haut aux murs de 1,80 m d’épaisseur, conserve des fenêtres en arbalétrières et une ouverture occidentale majeure.

Le concept muséographique, élaboré par Pascale Mottura (Prospective & Patrimoine) sous la direction de l’architecte Bruno Donzet, articule chaque étage autour d’une thématique paysagère : roche et temps (niveau 0), eau et lumière (niveau 1), mémoire de l’espace (niveau 2), hommes et territoires (niveau 3), et pays/paysages (terrasse). Ce musée pionnier, inauguré en 1996, s’appuie sur des partenariats scientifiques pour décrypter les paysages des Écrins, faisant de la tour une porte d’entrée emblématique du parc.

L’ensemble épiscopal, dont la tour est le dernier vestige médiéval, comprend aussi des ailes des XVe–XVIe siècles, transformées en caserne au XIXe siècle. L’ancien archevêché, inscrit aux Monuments Historiques en 2005, témoigne de l’histoire religieuse et militaire d’Embrun, depuis sa fondation comme diocèse en 365 jusqu’à sa suppression en 1801. Les dessins de détenus napoléoniens attestent de son usage carcéral, tandis que les modifications militaires du XIXe siècle ont profondément remanié les cours et bâtiments.

Liens externes

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