Construction de la tour 1437 (≈ 1437)
Remplacement d’une tour gallo-romaine, intégration aux remparts.
1444 et 1552
Sièges de Metz
Sièges de Metz 1444 et 1552 (≈ 1552)
Traces de boulets visibles sur la tour.
1732
Aménagements de Cormontaigne
Aménagements de Cormontaigne 1732 (≈ 1732)
Préservation malgré l’obsolescence militaire.
1903
Enfouissement partiel
Enfouissement partiel 1903 (≈ 1903)
Remblaiement du fossé pour l’avenue Foch.
31 décembre 1929
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 31 décembre 1929 (≈ 1929)
Protection officielle du vestige.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jacob de Castel dit 'Camoufle' - Bombardier messin
Donne son surnom à la tour.
Henry de Busdorff - Architecte militaire
Extension de la porte des Allemands.
Cormontaigne - Ingénieur militaire
Aménage le rempart Saint-Thiébault en 1732.
Origine et histoire de la Tour Camoufle
La tour Camoufle est un vestige des remparts médiévaux de Metz, en Moselle, édifiée en 1437 pour renforcer les sept kilomètres de fortifications de la ville. Elle remplace une ancienne tour gallo-romaine et est initialement nommée tour du Champ à Panne. Dotée de pièces d’artillerie, elle défend l’angle entre la porte Serpenoise et la porte Saint-Thiébault. Son surnom vient de Jacob de Castel, un bombardier messin du XVe siècle, réputé pour son habileté au point d’être accusé d’un pacte diabolique. Les traces de boulets visibles sur ses murs témoignent des sièges de 1444 et 1552, notamment lors de l’affrontement avec Charles Quint.
Au XVIIIe siècle, la tour perd son utilité militaire face aux progrès de l’artillerie, mais elle est préservée lors des aménagements du rempart Saint-Thiébault par Cormontaigne en 1732. En 1903, les travaux urbains du quartier impérial de Metz, incluant la création de l’avenue Foch, entraînent le remblaiement du fossé des remparts, enfouissant partiellement la tour. Malgré cela, elle subsiste comme l’un des rares témoignages des fortifications médiévales de la ville. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis le 31 décembre 1929.
La construction de la tour s’inscrit dans un contexte lorrain marqué par des conflits fréquents entre seigneurs du Saint-Empire romain germanique aux XIVe et XVe siècles. Metz, ville stratégique, voit ses ducs, évêques et comtes voisins s’allier ou s’opposer pour contrôler la région. Les remparts, comme la tour Camoufle, symbolisent cette période de tensions féodales et d’innovations militaires, où l’artillerie commence à redéfinir les stratégies de défense.