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Tour Carbonac de Monze dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour Carbonac de Monze

    D311800 Monze
Propriété privée
Crédit photo : MIC43 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1257
Première mention écrite
1500
Dénombrement seigneurial
1945
Classement des abords
27 septembre 1948
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour Carbonac : inscription par arrêté du 27 septembre 1948

Personnages clés

Évêque de Carcassonne - Bénéficiaire de rentes en 1257 Mentionné dans un acte de cession.
Sénéchal (non nommé) - Auteur de la cession de 1257 Transfère des droits à l'évêque.
Roi de France (non identifié) - Hôte supposé à Carbonac Évoqué par la tradition locale.

Origine et histoire de la Tour Carbonac

La tour Carbonac est une tour carrée située à Monze, dans le département de l’Aude, en région Occitanie. Daterait du XIIe siècle, elle se dresse sur un domaine viticole privé, à la sortie du village. Son architecture sobre, marquée par des assises irrégulières à la base et des ouvertures rectangulaires récentes, suggère une fonction défensive ou de guet, bien que son histoire précise reste énigmatique. Une tradition locale évoque un séjour d’un roi de France sur ce site, sans précision supplémentaire.

La première mention écrite de Carbonac remonte à 1257, dans un acte de cession du sénéchal à l’évêque de Carcassonne, incluant des droits sur les lieux de Carbonac, Sobriansac et Monze. Un dénombrement de 1500 décrit la tour comme un édifice ancien doté de droits de haute, moyenne et basse justice, caractéristique d’une petite seigneurie. La base de la tour abriterait une salle voûtée en berceau, tandis que son accès d’origine, probablement surélevé, était desservi par un degré extérieur ajouté postérieurement.

Classée au titre des monuments historiques en 1948 en tant qu’édifice fortifié, la tour et ses abords bénéficient également d’une protection au titre des sites naturels depuis 1945. Les sources historiques soulignent son lien avec un ancien monastère de femmes, aujourd’hui disparu, situé à proximité sur la route de la Bretonne. Malgré ces éléments, son usage exact et son évolution à travers les siècles demeurent partiellement obscurs, alimentant les spéculations locales.

Architecturalement, la tour se distingue par son plan presque carré et sa toiture en voûte de blocage. Les matériaux utilisés, allant d’un petit appareil irrégulier à la base à un appareil moyen plus régulier en hauteur, reflètent des techniques de construction médiévales. Les rares ouvertures, de facture récente, ne permettent pas de dater avec précision les éventuelles modifications subies par l’édifice au fil du temps.

Liens externes

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