Première mention écrite 1096 (≈ 1096)
Le lieu est mentionné pour la première fois dans des documents historiques.
XIIe siècle
Fortification initiale
Fortification initiale XIIe siècle (≈ 1250)
La tour est fortifiée par le comte de Toulouse.
XIIIe siècle
Châtellenie royale
Châtellenie royale XIIIe siècle (≈ 1350)
La tour devient une châtellenie royale sous le règne de Saint-Louis.
1577
Prise pendant les guerres de Religion
Prise pendant les guerres de Religion 1577 (≈ 1577)
La tour est prise et endommagée pendant les guerres de Religion.
1590
Siège de six mois
Siège de six mois 1590 (≈ 1590)
La tour subit un long siège sous le commandement du capitaine Blondeau.
1626
Construction d'une digue
Construction d'une digue 1626 (≈ 1626)
Une digue est construite contre le château pour prévenir les inondations du Rhône.
1795
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1795 (≈ 1795)
La tour est vendue comme bien national pendant la Révolution française.
31 mai 1957
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 31 mai 1957 (≈ 1957)
La tour carrée est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour carrée (cad. M 9) : inscription par arrêté du 31 mai 1957
Personnages clés
Raymond VI
Comte de Toulouse ayant fortifié la tour au XIIe siècle.
Saint-Louis
Roi de France ayant fait de la tour une châtellenie royale.
Capitaine Blondeau
Commandant ayant assiégé la tour pendant six mois en 1590.
Origine et histoire de la Tour carrée
La tour carrée de Roquemaure est le principal vestige d'un ancien château médiéval implanté sur la commune de Roquemaure (Gard, Occitanie). Le lieu est mentionné dès 1096 et paraît avoir été fortifié au XIIe siècle par le comte de Toulouse. Il fut châtellenie royale aux XIIIe et XIVe siècles. Selon les documents, Raymond VI remit ce château à l’évêque d’Avignon, puis il passa au roi de France Saint-Louis. Pendant les guerres de Religion, le château fut pris en 1577 puis soumis à un long siège de six mois en 1590 sous le commandement du capitaine Blondeau ; la façade occidentale en subit des dommages. Après la reddition, une garnison de dix soldats y fut entretenue aux frais du diocèse. Pour prévenir les inondations du Rhône, une digue fut construite contre le château en 1626. Certaines sources signalent un démantèlement en 1580 ; d’autres mentionnent sa vente comme bien national en 1795. Le seul élément subsistant des anciennes fortifications est la tour carrée, dressée sur une étroite aiguille rocheuse. L’ancien château, bâti sur un piton rocheux, avait environ 90 mètres sur 60 et comptait sept tours ; il dominait les points de passage et les péages, contrôlant la navigation et les voies terrestres entre Languedoc et Provence. La tour repose sur une base carrée de 6,75 m de côté et mesure environ 16 m de hauteur ; en ajoutant la hauteur du rocher, sa terrasse culmine à près de 40 m au‑dessus de la ville. Ses murs, d’une épaisseur d’environ 1,75 m, abritaient trois niveaux et une terrasse sommitale permettant la surveillance du port et des péages. À quelques mètres vers l’est se voient les vestiges de la chapelle castrale romane. La tour carrée est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 31 mai 1957.