Autorisation comtale 1359 (≈ 1359)
Droit accordé par le comte de Provence.
XVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction initiale.
1585
Renforcement de l'enceinte
Renforcement de l'enceinte 1585 (≈ 1585)
Date gravée sur une tour.
9 mars 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 9 mars 1927 (≈ 1927)
Inscription officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour carrée dominant la ville, sur les hauteurs de Castellane : inscription par arrêté du 9 mars 1927
Personnages clés
Prieur Laurensi - Historien local (XVIIIe siècle)
A étudié les archives disparues.
Origine et histoire
La tour carrée de Castellane est un élément clé des fortifications médiévales de la ville, érigées principalement au XIVe siècle avec des renforcements au XVIe siècle. Elle fait partie d’une enceinte conçue pour protéger la cité, dont le tracé irrégulier épouse la topographie locale, avec des quartiers pentus au nord et un tissu urbain dense au sud. L’enceinte, autorisée en 1359 par le comte de Provence, fut financée par une capitation et des taxes levées sur les habitants. Elle comptait au moins six portes et treize tours, dont certaines ont été intégrées ou transformées dans des constructions ultérieures.
La tour carrée, bien conservée, témoigne de la maçonnerie médiévale en moellons assisés, contrastant avec les tours du XVIe siècle en blocage. L’enceinte fut renforcée en 1585 pour protéger les faubourgs en expansion, notamment autour du boulevard Saint-Michel et de la rue Nationale. Malgré des dégradations ponctuelles (effondrements en 1739, ouvertures non autorisées comme celle des Pères de la Merci en 1710), les remparts échappèrent aux destructions systématiques des XVIIe et XIXe siècles. Trois tours médiévales, dont la tour carrée, furent classées monuments historiques dans les années 1920.
La tour fut officiellement inscrite au titre des monuments historiques le 9 mars 1927, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Aujourd’hui, elle domine toujours Castellane, rappelant l’importance stratégique de la ville à la frontière entre Provence et Dauphiné. Son état de conservation permet d’étudier les techniques défensives médiévales et leur adaptation aux contraintes topographiques. Les vestiges visibles, comme les mâchicoulis ou les encadrements de baies en pierre de taille, illustrent l’évolution architecturale entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les sources historiques, comme les travaux du prieur Laurensi au XVIIIe siècle, évoquent une enceinte initialement financée par la communauté locale. Ce projet collectif reflète l’organisation sociale médiévale, où la défense du territoire incombait aux habitants sous l’autorité comtale. La tour carrée, avec ses 100 à 125 cm d’épaisseur de mur, symbolise cette mobilisation. Son inscription en 1927 a permis de préserver ce témoignage des conflits et des adaptations urbaines à travers les siècles.