Frise chronologique
1600s
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis
1600s (≈ 1600)
Ajout par les Beaupoil de Saint-Aulaire.
22 mai 1905
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 mai 1905 (≈ 1905)
Protection officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour romaine du château de la Rigale : classement par arrêté du 22 mai 1905
Personnages clés
| Famille de Beaupoil de Saint-Aulaire - Seigneurs du XVIIe siècle |
Commanditaires du corps de logis adjacent. |
| Familles Abzac de Ladouze, Beauroyre, Roquemaurel - Propriétaires (XIXᵉ-XXᵉ siècles) |
Responsables des aménagements modernes. |
| Famille de Castellane - Propriétaires actuels |
Détentrice du domaine aujourd’hui. |
Origine et histoire
Le château de la Rigale, situé à Villetoureix en Dordogne, tire son origine d’une cella (temple gallo-romain) construite au IIe siècle. Cette tour ronde de 8 mètres de diamètre, similaire à celle de Vésone (Périgueux) mais de taille plus modeste, était à l’origine un lieu de culte. Ses caractéristiques architecturales incluent un petit appareil de pierre, des cordons de briques en sommet, et une entrée orientale marquée par une brèche. Les trous carrés au sommet supportaient autrefois les poutres d’un péristyle aujourd’hui disparu.
Au XVIe siècle, la tour fut transformée en habitation, puis agrandie au XVIIe siècle par l’ajout d’un corps de logis rectangulaire adjacent, commandité par les seigneurs de Beaupoil de Saint-Aulaire. Ce logis, couvert d’une toiture brisée, était initialement doté d’une galerie, aujourd’hui disparue. Les remaniements se poursuivirent aux XIXe et XXe siècles sous les familles Abzac de Ladouze, Beauroyre, et Roquemaurel, avec l’ajout d’éléments comme un escalier monumental, des lucarnes, et des meneaux sur les baies de la tour.
Classée Monument Historique par arrêté du 22 mai 1905, la tour gallo-romaine reste le cœur du domaine, aujourd’hui propriété de la famille de Castellane. Son toit conique en tuiles plates et ses vestiges antiques en font un témoignage rare de l’architecture religieuse gallo-romaine réinvestie à travers les siècles. Le site illustre la superposition des époques, mêlant héritage antique et transformations médiévales à modernes.