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Tour d'Avance à Fargues-sur-Ourbise dans le Lot-et-Garonne

Tour d'Avance


    47700 Fargues-sur-Ourbise
Propriété privée
Crédit photo : Sdo216 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1260
Première mention écrite
début XIIIe siècle
Construction initiale
1344
Union avec l'hôpital de Nomdieu
XVIIe siècle (2e quart)
Restauration par Jacques de Pichon
16 février 1967
Classement monument historique
2013
Changement de propriétaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures de la tour du donjon ; les restes de la chapelle et de l'enceinte (cad. AE 29, 28) : inscription par arrêté du 16 février 1967

Personnages clés

Augier de Montlezun - Commandeur de Nomdieu Cité dans un compromis de 1260.
Viane de Gontaut - Noble dame Agit au nom d'Élie de Castilhon.
Jacques de Pichon - Chevalier et commandeur Restaure la commanderie au XVIIe siècle.
Henri de Navarre - Futur Henri IV Chassait près de la tour d'Avance.
Joseph d'Amalric d'Esclangon - Commandeur de Cours Donne à fief le moulin.
Christophe Grelier - Propriétaire actuel (depuis 2013) Restaure le site en gîte.

Origine et histoire

La commanderie de la tour d'Avance, dépendante de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fut construite au début du XIIIe siècle près de la rivière Avance, sur le territoire de Fargues-sur-Ourbise. Elle est mentionnée pour la première fois en 1260 dans un compromis entre le commandeur de Nomdieu et la famille Gontaut. Ce type de château gascon, typique du XIIIe siècle, servait de tour-donjon quadrangulaire pour l'observation et la défense, dominant les terres environnantes.

Au XIVe siècle, la commanderie est citée dans des actes juridiques et religieux, comme en 1344, lorsque la maison et l'église d'Avance sont réunies à l'hôpital de Nomdieu. En 1471, le précepteur de Nomdieu détient encore la juridiction d'Avance, et un commandeur de Saint-Martin d'Avance est mentionné en 1477 et 1483. Le moulin de la Tour d'Avance, quant à lui, est attesté dès 1481, illustrant l'activité économique liée au site.

Entre le XVIe et le XVIIe siècle, la Tour d'Avance connaît plusieurs transformations. En 1549, elle marque la limite du parc de chasse des Albret à Durance, fréquenté par Henri de Navarre. Au XVIIe siècle, le chevalier Jacques de Pichon, commandeur de Saint-Martin d'Avance, restaure le site : il refait l'escalier, ferme la basse cour, réédifie la chapelle et ajoute des communs. Ces travaux donnent à la commanderie son aspect actuel, bien que les biens d'Avance soient de nouveau rattachés à la commanderie d'Argentens en 1643.

La Révolution française marque un tournant : les biens de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont saisis. Après les troubles, la commanderie est achetée par le comte Philippe Dijon, puis transmise par héritage à la famille de Virieu jusqu'en 2013. Aujourd'hui, après des travaux de restauration, le site abrite un gîte de groupes et un lieu de séminaires. Les façades et toitures du donjon, ainsi que les restes de la chapelle et de l'enceinte, sont classés monuments historiques depuis 1967.

Architecturalement, la tour d'Avance est un bâtiment rectangulaire de quatre étages, avec une tour ronde abritant un escalier à vis. Le dernier étage semble être une adjonction postérieure. Les étages sont éclairés par des fenêtres percées après la construction initiale, tandis que la troisième face ne comporte que des meurtrières. La couverture en tuiles canal a remplacé l'ancienne terrasse. En 1737, un état des lieux décrit une chambre carrelée, une cuisine, et des espaces de stockage, reflétant son usage mixte entre résidence et exploitation agricole.

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