Frise chronologique
IXe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
IXe siècle (≈ 950)
Création par l'abbaye de Massay
1171
Incendie du prieuré
Incendie du prieuré
1171 (≈ 1171)
Destruction partielle du site
XIVe-XVe siècles
Fortification du prieuré
Fortification du prieuré
XIVe-XVe siècles (≈ 1550)
Construction des tours et douves
1560
Prise par les protestants
Prise par les protestants
1560 (≈ 1560)
Siège mené par le comte d'Arquian
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Conséquence de la Révolution française
1972
Classement des vestiges
Classement des vestiges
1972 (≈ 1972)
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures et les deux cheminées intérieures (cad. AB 74) : inscription par arrêté du 19 avril 1972
Personnages clés
| Comte d'Arquian - Chef militaire protestant |
Prit le prieuré en 1560 |
| Henri de Navarre - Futur Henri IV |
Ses partisans assiégèrent le site |
Origine et histoire
La tour d'enceinte de La Berthenoux fait partie des fortifications d'un prieuré fondé au IXe siècle par l'abbaye de Massay. Ce prieuré, incendié en 1171, devint un fief ecclésiastique stratégique. Aux XIVe et XVe siècles, il fut renforcé par des tours et des douves pour se protéger des incursions anglaises pendant la guerre de Cent Ans. Deux des trois tours du XVe siècle subsistent aujourd'hui, reliées par une courtine longeant les douves.
Pendant les guerres de Religion, en 1560, les partisans de Henri de Navarre, dirigés par le comte d'Arquian, assiégèrent et prirent le prieuré. Ce site, marqué par les conflits, fut finalement vendu comme bien national en 1791 après la Révolution. Les éléments protégés aujourd'hui incluent les façades, toitures et deux cheminées intérieures, classés en 1972.
Le prieuré de La Berthenoux illustre l'histoire mouvementée des établissements religieux en Berry, entre pouvoir ecclésiastique, fortifications médiévales et bouleversements révolutionnaires. Les vestiges actuels, bien que partiellement arasés, témoignent de son rôle défensif et de son intégration dans le réseau des abbayes régionales.