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Tour d'Eygliers de Guillestre dans les Hautes-Alpes

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour d'Eygliers de Guillestre

    Passage Curnier de la Valette
    05600 Guillestre
Propriété privée
Tour dEygliers de Guillestre
Tour dEygliers de Guillestre
Tour dEygliers de Guillestre
Tour dEygliers de Guillestre
Tour dEygliers de Guillestre
Tour dEygliers de Guillestre
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1390
Conception des remparts
1397
Effondrement de la tour
1621
Réparations des remparts
1692
Dégâts et réparations
1745
Dernières réparations
1978
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour dite Tour d'Eygliers (cad. E 1060) : inscription par arrêté du 1er mars 1978

Personnages clés

Michel Estienne de Pérellos - Archevêque Conçoit le tracé des remparts en 1390.
Albert Réotier - Maître d’œuvre Dirige la construction de la tour en 1397.
Raymond Martin - Maître d’œuvre Associé à Réotier pour la tour.

Origine et histoire

La tour d'Eygliers, édifiée entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle, fait partie des remparts de Guillestre construits sous l’impulsion de l’archevêque Michel Estienne de Pérellos. Ce dernier, sollicité par les habitants en 1390, conçoit un tracé ovale englobant la ville ancienne et les quartiers neufs, relié au château archiépiscopal par dix tours et quatre portes. Les matériaux utilisés – galets, blocs de pierre et mortier de chaux – et la technique de construction (maçons milanais dirigés par Albert Réotier et Raymond Martin) reflètent les savoir-faire de l’époque. La tour, de plan semi-circulaire et ouverte à la gorge, culmine à 15 mètres avec cinq niveaux, dont un comble couvert de bardeaux de mélèze.

En 1397, la tour d’Eygliers s’écroule pendant les travaux, retardant le chantier. Les remparts, réparés à plusieurs reprises (notamment en 1621 et 1692 après des dommages liés aux invasions savoyardes), tombent en désuétude au XVIIIe siècle. Les courtines sont percées, les fossés comblés, et les portes monumentales (comme celle de Saint-Sébastien) disparaissent, à l’exception de vestiges comme un jambage en marbre rose. La tour d’Eygliers, mieux préservée que les quatre autres tours transformées en habitations, témoigne aujourd’hui de ce système défensif médiéval, classé Monument Historique en 1978.

Le château archiépiscopal, attesté dès 1251 et dominant la ville à l’est, servait de refuge aux Guillestrins lors des conflits. Composé d’une courtine quadrangulaire et de tours semi-circulaires, il fut démoli à la fin du XVIIIe siècle, ne laissant aucune trace visible. Les remparts, initialement conçus pour protéger la ville des troupes armées, perdurent partiellement dans le paysage urbain actuel, avec des traces visibles le long des rues Julien-Guillaume, des Champs-Élysées, ou des places Sainte-Catherine et du Portail. Quatre passages voûtés (dont les portes Sainte-Catherine et Saint-Louis) rappellent encore l’organisation défensive d’origine.

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