Construction de la tour XVe siècle (≈ 1550)
Édifiée pour défendre les greniers monastiques.
2 mars 1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2 mars 1979 (≈ 1979)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salle voûtée avec sa cheminée au rez-de-chaussée ; cheminées de chacune des salles des quatre étages (cad. BN 79) : inscription par arrêté du 2 mars 1979
Personnages clés
Henri Pradel - Chanoine et ancien directeur d'école
Propriétaire ayant racheté la tour.
Moines de la Domerie d'Aubrac - Commanditaires initiaux
Constructeurs pour défendre leurs biens.
Origine et histoire
La tour de Bonnefon est une construction militaire du XVe siècle située à Saint-Chély-d'Aubrac, dans le département de l'Aveyron. Elle fut érigée par les moines de la Domerie d'Aubrac pour protéger leurs terres et greniers, fréquemment pillés par des brigands. L'édifice, doté d'un système défensif (meurtrières, glacis), comprend un rez-de-chaussée, quatre étages et un grenier, reliés par un escalier hélicoïdal.
En 1979, la tour est inscrite au titre des monuments historiques pour ses façades, toitures, et éléments intérieurs remarquables comme la salle voûtée du rez-de-chaussée et ses cheminées. Elle fut acquise au XXe siècle par Henri Pradel, chanoine et ancien directeur d'une école, qui souhaitait en faire un lieu pédagogique pour ses élèves.
La tour illustre l'architecture défensive médiévale tardive en Rouergue, liée à l'activité agricole et religieuse de la Domerie d'Aubrac. Ses caractéristiques architecturales (meurtrières, escalier hélicoïdal) reflètent son rôle initial de protection contre les pillages, dans un contexte rural marqué par l'insécurité et l'importance des granges monastiques.