Frise chronologique
1485
Création du fief
Création du fief
1485 (≈ 1485)
Don du duc d’Alençon à Guyon Essirard.
XVe siècle (fin)
Construction du château
Construction du château
XVe siècle (fin) (≈ 1584)
Édification par Guyon Essirard.
XVIIe siècle
Transformation en ferme
Transformation en ferme
XVIIe siècle (≈ 1750)
Réaménagement des bâtiments.
1789 (Rvolution)
Destruction partielle
Destruction partielle
1789 (Rvolution) (≈ 1789)
Démolition pour réutilisation des pierres.
4 juillet 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
4 juillet 1995 (≈ 1995)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| René d'Alençon - Duc d’Alençon |
Créa le fief en 1485. |
| Guyon Essirard (ou Eschirat) - Conseiller et maître d’hôtel |
Premier propriétaire, constructeur du château. |
| Famille Achard de Bonvouloir - Seigneurs et gouverneurs |
Propriétaires à partir du XVIe siècle. |
Origine et histoire
La tour de Bonvouloir est le dernier vestige en élévation de l’ancien château de Bonvouloir, construit à la fin du XVe siècle sur le territoire de Juvigny-sous-Andaine, dans l’Orne. Ce château, aujourd’hui presque entièrement disparu, appartenait initialement à Guyon Essirard (ou Eschirat), conseiller du duc d’Alençon René, qui en fit don en 1485. La tour, flanquée d’une haute tourelle cylindrique de 26,50 mètres, servait de poste de guet et d’accès aux étages supérieurs via un escalier de pierre.
Au XVIe siècle, le fief passa à la famille Achard de Bonvouloir, qui compta plusieurs gouverneurs de Domfront. Le château fut transformé en corps de ferme au XVIIe siècle, et l’une de ses tours devint un pigeonnier au XVIIIe. La Révolution française entraîna sa destruction partielle, les pierres étant réutilisées pour les bâtiments agricoles environnants. Aujourd’hui, subsistent la tour principale, un colombier, des vestiges de remparts, un puits de 33 mètres et une chapelle reconvertie.
Les vestiges du château, incluant la tour dite Le Phare, le colombier, le puits et les façades de l’ancienne chapelle, ont été classés monuments historiques par arrêté du 4 juillet 1995. Le site, librement accessible depuis l’extérieur, offre un témoignage rare de l’architecture défensive et seigneuriale de la fin du Moyen Âge en Normandie. Les fossés, jardins et bâtiments annexes complètent cet ensemble historique préservé.
La tour se distingue par ses mâchicoulis sur corbeaux et sa toiture en cloche, caractéristiques des fortifications de l’époque. Son escalier en pierre permet d’atteindre son sommet, d’où la vue embrasse la forêt d’Andaine et les alentours. À proximité, l’étang et le verger rappellent l’organisation médiévale des domaines seigneuriaux, alliant défense, habitat et exploitation agricole.
Des sources locales, comme les travaux de J. Hamon (1956) ou Charles-Florentin Loriot (1886), documentent l’histoire du fief et de ses seigneurs. La tour, souvent appelée Le Phare en raison de sa hauteur, symbolise le pouvoir seigneurial et l’adaptation des châteaux forts à des usages agricoles après leur déclin militaire.