Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification sous les rois de Majorque
1982
Classement MH
Classement MH 1982 (≈ 1982)
Inscription comme monument historique
1990
Restauration
Restauration 1990 (≈ 1990)
Travaux de conservation menés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Goa (cad. A 1254) : inscription par arrêté du 21 décembre 1982
Personnages clés
Rois de Majorque - Commanditaires présumés
À l'origine du réseau défensif
Moines de Saint-Martin-du-Canigou - Utilisateurs potentiels
Guet depuis l'abbaye voisine
Origine et histoire de la Tour de Goa
La tour de Goa, édifiée aux XIIIe et XIVe siècles, est une tour à signaux médiévale située sur la frontière entre Sahorre et Casteil, dans les Pyrénées-Orientales. Elle appartenait au réseau défensif mis en place par les rois de Majorque, permettant des communications par signaux de fumée avec d'autres tours environnantes, comme celle de Cabrils. Son emplacement stratégique à 1 264 mètres d'altitude offrait un large panorama sur les vallées de Vernet-les-Bains, Sahorre et Casteil.
La tour, de plan circulaire avec un diamètre de 12 mètres, comprend un rez-de-chaussée et deux étages voûtés. Elle était équipée d'un système défensif incluant une porte surélevée, des meurtrières encadrées de marbre, et un toit permettant aux guetteurs de surveiller les alentours. Son accès se fait par une randonnée depuis Vernet-les-Bains ou par une route menant au col de Jou, suivie d'une marche de 30 minutes.
Classée monument historique en 1982, la tour de Goa a été restaurée en 1990. Son architecture suggère une utilisation possible par les moines de l'abbaye de Saint-Martin-du-Canigou, située à proximité. Les archères, dépourvues d'étriers, et la voûte en coupole témoignent de techniques de construction médiévales. La tour illustre l'importance des systèmes de guet dans les Pyrénées pour la protection et la communication entre les vallées.
Les sources historiques, comme les travaux d'Anny de Pous ou les références de la Catalunya romànica, soulignent son rôle dans le réseau de défense catalan. Aujourd'hui, la tour reste un témoignage architectural des échanges et des conflits médiévaux dans cette région frontalière entre la France et la Catalogne.