Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale présumée
Construction initiale présumée
XIIIe siècle (≈ 1350)
Fenêtres ogivales et meurtrières datées.
XVIe siècle
Période de construction ou remaniement
Période de construction ou remaniement
XVIe siècle (≈ 1650)
Style architectural suggéré par les éléments défensifs.
7 décembre 1943
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
7 décembre 1943 (≈ 1943)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Grède : classement par arrêté du 7 décembre 1943
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La tour de Grède, située à Oloron-Sainte-Marie, présente des caractéristiques architecturales suggérant une origine médiévale, notamment ses fenêtres ogivales typiques du XIIIe siècle. Les meurtrières jumelles en forme de croix oblongue, visibles au deuxième étage, évoquent une fonction défensive, bien que leur style semble indiquer une construction plus tardive, vers le XVIe siècle. Selon une tradition locale, cette tour aurait été érigée en mémoire des croisades, mais son architecture contredit cette hypothèse en la situant deux siècles plus tard. Les étages inférieurs pourraient avoir servi d’habitation, tandis que l’étage sous comble, doté d’ouvertures carrées permettant une vue lointaine, semble avoir été un poste d’observation.
La tour montre des traces d’intégration à un ensemble architectural plus large : un larmier côté ouest suggère l’existence d’un bâtiment adjacent aujourd’hui disparu, tandis que des restes de larmiers côté nord et rue indiquent la présence passée d’auvents adossés. Le crénelage, encore visible côté sud, renforce son caractère défensif. Classée Monument Historique par arrêté du 7 décembre 1943, la tour appartient aujourd’hui à la commune d’Oloron-Sainte-Marie. Son emplacement précis, 1 Place des Cordeliers, et son état de conservation en font un témoignage remarquable de l’architecture militaire et civile des Pyrénées-Atlantiques.
Les éléments stylistiques de la tour, comme les fenêtres ogivales et les meurtrières, reflètent une évolution des techniques de construction entre le XIIIe et le XVIe siècle. Bien que sa vocation exacte (défensive, résidentielle ou symbolique) reste partiellement incertaine, son classement en 1943 souligne son importance patrimoniale. La tour illustre également les adaptations architecturales liées aux besoins locaux, entre protection et vie quotidienne, dans une région marquée par son histoire médiévale et son rôle dans les échanges transpyrénéens.