Frise chronologique
1429
Autorisation de fortification
Autorisation de fortification
1429 (≈ 1429)
Bertrand de la Tour permet à Pierre de la Tour de fortifier.
Fin du XVe siècle
Achèvement du couronnement
Achèvement du couronnement
Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Période estimée pour la fin des travaux.
30 juillet 1963
Classement monument historique
Classement monument historique
30 juillet 1963 (≈ 1963)
Inscription officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Grippel (cad. G 121) : inscription par arrêté du 30 juillet 1963
Personnages clés
| Bertrand de la Tour - Seigneur d'Olliergues |
A autorisé la fortification en 1429. |
| Pierre de la Tour - Bâtard d'Olliergues |
Bénéficiaire de l'autorisation de fortifier. |
Origine et histoire
La tour de Grippel, située sur la commune de Marat (Puy-de-Dôme), est un donjon circulaire isolé datant du XVe siècle. Ce monument fortifié, typique de l'architecture défensive médiévale, se distingue par sa structure indépendante et ses trois étages surélevés au-dessus d'un rez-de-chaussée. Les ouvertures extérieures, protégées par des grilles, et les mâchicoulis ornés d'accolades témoignent de son rôle défensif. Le crénelage d'origine, aujourd'hui disparu, complétait initialement cet ensemble.
La construction ou le remaniement profond de la tour remonte à 1429, année où Bertrand de la Tour, seigneur d'Olliergues, autorisa Pierre de la Tour à fortifier son château. Cette permission marqua probablement le début des travaux, dont le couronnement fut achevé avant la fin du XVe siècle. La tour, classée monument historique en 1963, illustre les tensions et besoins de protection caractéristiques de cette période en Auvergne.
Architecturalement, la tour présente des éléments défensifs remarquables : trois fentes étroites chanfreinées éclairant l'escalier intérieur, et une rangée de mâchicoulis intacte. Ces détails, combinés à son plan circulaire, reflètent à la fois des influences romanes et les adaptations militaires de l'époque. L'escalier extérieur, visible sur d'anciennes photographies mais aujourd'hui disparu, renforçait son caractère fonctionnel et stratégique.