Première mention du château 1124 (≈ 1124)
Le château de Béruges est mentionné pour la première fois.
1242
Destruction par Saint Louis
Destruction par Saint Louis 1242 (≈ 1242)
La tour est détruite par Saint Louis lors de son combat contre Hugues X de Lusignan.
XVe et XVIe siècles
Actes de vente
Actes de vente XVe et XVIe siècles (≈ 1650)
La tour est citée dans des actes de vente, mais reste en ruine.
13 juin 1991
Inscription monument historique
Inscription monument historique 13 juin 1991 (≈ 1991)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
Début du XXe siècle
Effondrement partiel
Effondrement partiel Début du XXe siècle (≈ 2004)
La tour s'est partiellement effondrée en partie haute.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite de Guyenne (vestiges) (cad. D 53) : inscription par arrêté du 13 juin 1991
Personnages clés
Saint Louis
Roi de France responsable de la destruction de la tour en 1242.
Hugues X de Lusignan
Comte de la Marche, allié à Henri III, en conflit avec Saint Louis.
Origine et histoire de la Tour de Guyenne
La tour de Guyenne, tour fortifiée située à Béruges dans le département de la Vienne, appartient à l'ancien fief de Béruges qui relevait de la châtellenie de Montreuil-Bonnin. Le château est mentionné dès 1124. La tour fut prise d'assaut par Saint Louis en 1242, lors de son combat contre Hugues X de Lusignan, comte de la Marche, allié à Henri III ; l'ouvrage fut alors détruit. Elle devait servir de dépôt d'armes plutôt que de lieu de garnison. Citée dans des actes de vente aux XVe et XVIe siècles, elle ne semble pas avoir été relevée de sa ruine et s'est partiellement effondrée en partie haute au début du XXe siècle. Perchée sur un éperon rocheux dominant les vallées de la Boivre et de la Coudre, la forteresse se compose d'une grosse tour carrée prolongée à l'ouest par un puissant éperon triangulaire ; l'entrée orientale est encadrée de deux tours rondes écroulées et des substructions protégeaient l'édifice. La tour conserve aujourd'hui deux niveaux. Le rez-de-chaussée est une grande salle carrée voûtée en berceau brisé, éclairée par trois meurtrières ; un trou carré, à l'aplomb de la porte, faisait communiquer ce niveau avec l'étage. Le fond de la pièce ouvre par un arc brisé sur une niche appareillée en trompe ; on y signale également un puits et une citerne. L'étage comprend une salle similaire en ruine et, dans l'épaisseur de l'éperon, une salle octogonale surmontée d'une autre pièce qui servait peut-être de guet. Un escalier longeant les murs, probablement couvert, reliait les différents niveaux. La tour est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 13 juin 1991.