Construction initiale 1320 (≈ 1320)
Tour érigée sous viguerie royale.
1569
Transformation en horloge
Transformation en horloge 1569 (≈ 1569)
Devenue horloge de ville.
1629
Épargnée par Richelieu
Épargnée par Richelieu 1629 (≈ 1629)
Remparts détruits, tour préservée.
1701
Ajout de la cloche
Ajout de la cloche 1701 (≈ 1701)
Fonction civile renforcée.
30 mars 1978
Classement monument historique
Classement monument historique 30 mars 1978 (≈ 1978)
Protection officielle de l'État.
1989
Restauration de la méridienne
Restauration de la méridienne 1989 (≈ 1989)
Mise en valeur du cadran.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge (reste des anciens remparts) (cad. AH 318) : inscription par arrêté du 30 mars 1978
Personnages clés
Richelieu - Cardinal et ministre de Louis XIII
Ordonna la destruction des remparts.
Origine et histoire de la Tour de l'Horloge
La tour de l'Horloge d'Anduze fut érigée en 1320, à une époque où la ville était le chef-lieu d'une viguerie royale. Intégrée à une enceinte fortifiée reliée au château du XIIe siècle, elle jouait un rôle clé pour la défense et le guet, dominant le Gardon. Son chemin de ronde du XIVe siècle, partiellement conservé, témoigne de son adaptation aux évolutions militaires, avec une surélévation ultérieure.
En 1569, la tour devint l'horloge municipale, ce qui lui épargna la destruction lors du démantèlement des remparts ordonné par Richelieu en 1629. Au XVIIIe siècle, elle fut dotée d'une cloche (1701) et d'un clocheton, marquant son évolution vers une fonction civile. Classée monument historique en 1978, elle conserve une méridienne restaurée en 1989 et reste l'un des rares vestiges des fortifications, avec le porche et le Château-Neuf.
Architecturalement, la tour de 22 mètres, construite sur trois niveaux, rappelle la tour de Constance à Aigues-Mortes. Ses corbeaux médiévaux et son clocheton du XVIIIe siècle illustrent ses transformations. Propriété de la commune, elle symbolise l'histoire urbaine d'Anduze, entre défense militaire et vie communautaire, comme en attestent les portions d'enceinte encore visibles dans les murs avoisinants.