Crédit photo : Daniel Villafruela. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
89200 Avallon, Tour de l'Horloge
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
…
1800
1900
2000
1456
Début de la construction
Début de la construction 1456 (≈ 1456)
Décidée par les échevins après la Guerre de Cent Ans
1460
Achèvement initial
Achèvement initial 1460 (≈ 1460)
Cloche installée, guetteur en poste
1825–1835
Restauration de la flèche
Restauration de la flèche 1825–1835 (≈ 1830)
Réparations majeures après abandon du projet
1862
Siège de la Société d’Études
Siège de la Société d’Études 1862 (≈ 1862)
Restauration des peintures originales
fin XVIIIe siècle
Projet de destruction avorté
Projet de destruction avorté fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Opposition populaire menée par Caristié
1930
Classement monument historique
Classement monument historique 1930 (≈ 1930)
Protection officielle par l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge : classement par arrêté du 9 janvier 1930
Personnages clés
Jehan Berg - Maître-maçon
Responsable de la construction en pierre
Nicolas Boulevault - Charpentier
Auteur des charpentes de la tour
Jacques Nicolas Caristié - Architecte
Mène l’opposition à la destruction (XVIIIe s.)
Origine et histoire de la Tour de l'Horloge
La tour de l'Horloge d'Avallon est un édifice fortifié érigé au 3e quart du XVe siècle (1456) pour protéger la ville affaiblie par la Guerre de Cent Ans. Située au point le plus élevé d’Avallon, elle servait à alerter les habitants en cas d’approche ennemie. Sa construction, décidée par les échevins, s’inspire des tours similaires d’Auxerre ou de Saint-Fargeau. Une arcade sous l’édifice, appelée Porte de la Boucherie, supporte la structure, tandis qu’un guetteur y veille jour et nuit dès 1460.
La tour, haute de 49 mètres et dotée d’un campanile, abrite une cloche de 230 kg fondue dès son achèvement. Un escalier en spirale dessert ses étages, éclairés par des fenêtres à croisillons. Les échevins y tiennent leurs réunions jusqu’en 1772, et une des salles conserve des peintures décoratives originales, redécouvertes lors de restaurations ultérieures. Les artisans Jehan Berg (maçon) et Nicolas Boulevault (charpentier) sont explicitement mentionnés comme acteurs de sa construction.
Menacée de destruction à la fin du XVIIIe siècle pour vétusté, la tour est sauvée grâce à l’opposition des Avallonais, menée par l’architecte Jacques Nicolas Caristié. Les réparations et la reconstruction de la flèche n’interviennent qu’entre 1825 et 1835. Classée monument historique en 1930, elle abrite ensuite la Société d’Études d’Avallon (1862–1912), préfigurant le futur musée archéologique local. Son blason porte la devise : « Esto nobis, domine, turris fortitudinis ».