Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Tour circulaire fortifiée intégrée au château.
1381
Installation de la première horloge
Installation de la première horloge 1381 (≈ 1381)
Par Robert Ier de Bar, orientée vers le château.
1608
Ajout du second cadran
Ajout du second cadran 1608 (≈ 1608)
Vers la Ville Basse par Jean Vincent.
1670
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel 1670 (≈ 1670)
Ordre de Louis XIV, tour épargnée.
10 septembre 1941
Classement monument historique
Classement monument historique 10 septembre 1941 (≈ 1941)
Protection officielle de la tour et remparts.
1994
Restauration du cadran
Restauration du cadran 1994 (≈ 1994)
Remise en état du cadran Ville Basse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge et restes des remparts situés au-dessous de cette tour : classement par arrêté du 10 septembre 1941
Personnages clés
Robert Ier de Bar - Duc de Bar
Installe la première horloge en 1381.
Jean Vincent - Président de la Chambre des comptes
Ajoute un cadran en 1608.
Louis XIV - Roi de France
Ordonne le démantèlement partiel en 1670.
Origine et histoire de la Tour de l'Horloge
La Tour de l'Horloge de Bar-le-Duc est une ancienne tour fortifiée construite au XIIe siècle dans le cadre des fortifications du château de la Ville Haute. À l'origine circulaire et dotée de meurtrières, elle servait à la surveillance militaire et à la défense. Son architecture avant-gardiste pour l'époque en faisait un élément clé de l'enceinte castrale, parmi six tours similaires. Elle symbolisait aussi le pouvoir ducal, avec des fonctions pratiques comme le couvre-feu ou l'alerte en cas d'incendie grâce à un code sonore connu des habitants.
En 1381, le duc Robert Ier de Bar y installe une « gros horloge » orientée vers le château, marquant son évolution vers un rôle civil. La tour devient alors un repère temporel et social pour les Barisiens, rythmant leur quotidien (cérémonies, alertes, feux). Après des incendies répétés (1500, 1639) et des frappes de foudre endommageant ses cloches, sa partie supérieure est remodelée à plusieurs reprises. En 1608, un second cadran est ajouté vers la Ville Basse par Jean Vincent, président de la Chambre des comptes, suivi d'un troisième en 1752 pour la Ville Haute.
En 1670, sous l'ordre de Louis XIV, les fortifications de Bar-le-Duc sont démantelées, mais la tour est épargnée pour son utilité publique, bien qu'éventrée et perdant son aspect circulaire originel. Classée monument historique en 1941, elle subit des restaurations après un sinistre en 1940 et une remise en état de son cadran en 1994. Aujourd'hui, elle incarne l'histoire médiévale et l'identité de Bar-le-Duc, avec ses deux cadrans encore visibles.
Surnommée « Tour du crieur » ou « Tour du beffroi », elle était aussi liée aux traditions locales comme le couvre-feu. Son escalier des « quatre-vingts degrés » relie symboliquement la Ville Haute (noble) à la Ville Basse (populaire). Un web-documentaire (2016) et des publications ont valorisé son patrimoine, soulignant son rôle dans la mémoire collective.