Frise chronologique
1589
Fortification de Cébazat
Fortification de Cébazat
1589 (≈ 1589)
La commune est entourée de murs et de tours.
1686
Remparts encore visibles
Remparts encore visibles
1686 (≈ 1686)
Enceinte et fossés toujours présents.
avant fin XVIIe siècle
Transformation en beffroi
Transformation en beffroi
avant fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Porte modifiée à l’époque classique.
4 novembre 1982
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 novembre 1982 (≈ 1982)
Protection des façades et du clocheton.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, y compris le clocheton (cad. K 722) : inscription par arrêté du 4 novembre 1982
Origine et histoire
La Tour de l'Horloge de Cébazat est l’un des rares vestiges des fortifications qui entouraient la ville au XVIe siècle. En 1589, la commune était déjà ceinturée de murs et de tours, protégée par des fossés. Ces remparts existaient encore en 1686, bien que leur usage défensif ait probablement décliné avec le temps. Cette porte, de plan rectangulaire, servait d’accès à la ville et a été préservée comme symbole du passé militaire de Cébazat.
Transformée avant la fin du XVIIe siècle, la structure a été adaptée à un usage civil en devenant un beffroi. Elle est surmontée d’un clocheton en fer forgé, lui-même couronné d’une sphère métallique et d’un paratonnerre, éléments ajoutés postérieurement pour des raisons à la fois esthétiques et fonctionnelles. À l’est, subsistent les traces d’une tour ronde engagée, rappelant son origine défensive. Le passage voûté en plein cintre et les fenêtres percées sur le côté nord témoignent des modifications architecturales subies au fil des siècles.
Classée parmi les Monuments Historiques depuis 1982 pour ses façades, toitures et clocheton, la tour appartient aujourd’hui à la commune. Son emplacement sur la rue de l’Horloge, au cœur de Cébazat, en fait un repère visuel et historique majeur. Bien que les fossés et la majorité des remparts aient disparu, cette porte-fortifiée offre un aperçu tangible de l’urbanisme défensif des petites villes d’Auvergne à l’époque moderne.