Frise chronologique
1104
Première mention de la forteresse
Première mention de la forteresse
1104 (≈ 1104)
Charte citant l'église Saint-Étienne sous protection.
1235
Construction de la Tour royale
Construction de la Tour royale
1235 (≈ 1235)
Donjon bâti par Romée de Villeneuve.
1509
Démolition de la Tour Madame
Démolition de la Tour Madame
1509 (≈ 1509)
Pierres réutilisées pour la tour horloge.
1659
Destruction de la troisième tour
Destruction de la troisième tour
1659 (≈ 1659)
Conflit entre Sabreurs et Canivets.
1661
Reconstruction de la tour actuelle
Reconstruction de la tour actuelle
1661 (≈ 1661)
Travaux confiés à Guillaume Mouretti.
1723
Ajout du campanile en fer forgé
Ajout du campanile en fer forgé
1723 (≈ 1723)
Réalisé par un artisan de Bargemon.
1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1926 (≈ 1926)
Protection officielle du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge : inscription par arrêté du 27 janvier 1926
Personnages clés
| Romée de Villeneuve - Conseiller du comte de Provence |
Commanditaire de la Tour royale en 1235. |
| Raymond Bérenger - Comte de Provence |
Ordonna la destruction de la forteresse en 1235. |
| Louis XIV - Roi de France |
Autorisa la reconstruction en 1660. |
| Raphaël Aymar - Premier consul de Draguignan |
Obtint la grâce royale pour la reconstruction. |
| Guillaume Mouretti - Maçon italien |
Reconstruisit la tour en 1661. |
| Gaspard Garrel - Fondeur lorguais |
Réalisa la cloche de 600 kg en 1569. |
Origine et histoire
La Tour de l'Horloge de Draguignan est un monument emblématique dominant la vieille ville, construit sur une butte stratégique. Son histoire remonte au XIe siècle avec une première forteresse protégeant l'agglomération, mentionnée dans une charte de 1104. Cette forteresse, appartenant probablement au comte de Provence, fut détruite au XIIIe siècle par Raymond Bérenger pour réprimer une révolte des communes.
En 1235, Romée de Villeneuve, conseiller du comte de Provence, fit ériger un donjon de 24 mètres sur les fondations de la première tour, appelé « Tour royale » puis « Tour Madame ». Cette structure, dotée de créneaux et de machicoulis, tomba en ruine au XVe siècle et fut démolie en 1509. Entre-temps, une tour horloge fut construite en 1413, exhaussée en 1509 avec des pierres issues de la démolition de la « Tour Madame ».
La troisième tour, construite au XVIe siècle, abritait la première horloge publique de Draguignan. Elle fut détruite en 1659 lors d’un conflit entre les « Sabreurs » (aristocrates royalistes) et les « Canivets » (bourgeois parlementaires). Ce conflit entraîna la destruction de la tour et le transfert temporaire de la sénéchaussée à Lorgues.
En 1660, Louis XIV autorisa la reconstruction de la tour après des supplications des habitants. Les travaux, confiés au maçon Guillaume Mouretti en 1661, donnèrent naissance à l’actuelle tour. En 1723, un campanile en fer forgé fut ajouté par un artisan de Bargemon. La tour, avec ses deux cloches (dont une de 600 kg fondue en 1569), fut inscrite aux monuments historiques en 1926.
Aujourd’hui, la Tour de l’Horloge, haute de 24 mètres, reste un symbole culturel majeur de Draguignan. Son rez-de-chaussée et ses deux étages, surmontés de tourelles, abritent à ses pieds un « théâtre de verdure » accueillant des spectacles estivaux. La visite est gratuite et ouverte de juin à septembre.