Première mention écrite 1104 (≈ 1104)
La forteresse est mentionnée dans une charte datée du 18 mai 1104, placée sous la sauvegarde du village fortifié.
XIe siècle
Construction de la première forteresse
Construction de la première forteresse XIe siècle (≈ 1150)
Une forteresse est érigée sur la butte de Draguignan pour protéger l'agglomération et l'église Saint-Étienne.
1235
Construction de la Tour royale
Construction de la Tour royale 1235 (≈ 1235)
Romée de Villeneuve fait construire un donjon de 24 mètres, équipé de créneaux et de machicoulis, appelé « Tour royale ».
1509
Démolition de la Tour Madame
Démolition de la Tour Madame 1509 (≈ 1509)
La tour, en ruine depuis 1414, est démolie et ses matériaux réutilisés pour exhausser une autre tour.
1659
Destruction de la tour médiévale
Destruction de la tour médiévale 1659 (≈ 1659)
La tour est détruite lors des conflits entre les « Sabreurs » et les « Canivets », et le siège de la sénéchaussée est transféré à Lorgues.
1661
Reconstruction de la tour actuelle
Reconstruction de la tour actuelle 1661 (≈ 1661)
Louis XIV autorise la reconstruction de la tour, confiée à Guillaume Mouretti, un maçon italien.
1723
Ajout du campanile
Ajout du campanile 1723 (≈ 1723)
Un ferronnier de Bargemon ajoute un campanile en fer forgé à la tour, conçu par Laurent Millaud.
1926
Inscriptions aux monuments historiques
Inscriptions aux monuments historiques 1926 (≈ 1926)
La tour est inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge : inscription par arrêté du 27 janvier 1926
Personnages clés
Romée de Villeneuve
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Raymond Bérenger V
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Jeanne Ire de Naples
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Louis XIV
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Guillaume Mouretti
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Gaspard Garrel
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Origine et histoire de la Tour de l'Horloge
La Tour de l'Horloge de Draguignan est un monument emblématique de la ville, symbole de son histoire et de son patrimoine. Construite à plusieurs reprises depuis le XIe siècle, elle incarne les transformations politiques et architecturales de la région. La première version, érigée au XIe siècle, était une forteresse protégeant l'agglomération, mentionnée dans une charte de 1104. Cette structure, probablement dotée de créneaux et de machicoulis, appartenait au comte de Provence et servait de refuge pour l'église Saint-Étienne. Au XIIIe siècle, après des révoltes locales, Raymond Bérenger V ordonna la destruction de cette forteresse pour affaiblir les communes rebelles.
En 1235, Romée de Villeneuve, conseiller du comte de Provence, fit construire une nouvelle tour, appelée « Tour royale » puis « Tour Madame » sous le règne de Jeanne Ire de Naples. Haute de 24 mètres, elle était équipée de créneaux, de machicoulis et d'un pont-levis. Cependant, cette tour tomba en ruine au XVe siècle et fut démolie en 1509. Les matériaux de cette démolition servirent à exhausser une autre tour, construite en 1413 pour abriter la première horloge publique de la ville. Cette tour, couronnée de créneaux, fut détruite en 1659 lors des conflits entre les « Sabreurs » et les « Canivets ».
La reconstruction de la tour actuelle débuta en 1661, après l'intervention de Louis XIV, qui autorisa les habitants à rebâtir le monument. Guillaume Mouretti, un maçon italien, fut chargé de la reconstruction pour la somme de 3 260 livres. Le campanile en fer forgé, ajouté en 1723, fut réalisé par un ferronnier de Bargemon. La tour conserve une cloche de 600 kg, fondue en 1569 par Gaspard Garrel, et une plus petite de 100 kg. Inscrite aux monuments historiques en 1926, la Tour de l'Horloge reste un lieu de visite touristique majeur, accessible gratuitement en été.