Crédit photo : Charlotte de Savoie - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
38460 Crémieu, 1 Montée Saint-Hippolyte
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1247
Union à Saint-Chef
Union à Saint-Chef 1247 (≈ 1247)
Le prieuré rejoint l’abbaye de Saint-Chef.
XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré XIIe siècle (≈ 1250)
Création du prieuré Saint-Hippolyte et fortifications initiales.
1401
Désaffectation de la chapelle
Désaffectation de la chapelle 1401 (≈ 1401)
Chapelle transformée en ferme, déclin du prieuré.
1531
Installation de la cloche
Installation de la cloche 1531 (≈ 1531)
Première cloche dans la Tour de l’Horloge.
1541
Pose de l’horloge
Pose de l’horloge 1541 (≈ 1541)
Horloge fabriquée par Noël Danville.
1702
Restauration par les capucins
Restauration par les capucins 1702 (≈ 1702)
Chapelle redevenue lieu de dévotion.
1805
Remplacement de la cloche
Remplacement de la cloche 1805 (≈ 1805)
Nouvelle cloche par les frères Rosier.
1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1926 (≈ 1926)
Protection des tours par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge et tour carrée Saint-Hippolyte : inscription par arrêté du 28 octobre 1926
Personnages clés
Noël Danville - Horloger lyonnais
Fabriqua l’horloge en 1541.
Frères Rosier - Fondeurs lyonnais
Remplacèrent la cloche en 1805.
Origine et histoire de la Tour de l'Horloge et de la Tour Saint-Hippolyte
Le prieuré bénédictin Saint-Hippolyte, fondé au XIIe siècle, était l’un des premiers lieux de culte de Crémieu avec l’église Saint-Marcel. Ses fortifications, datant de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, incluaient une enceinte de 950 mètres renforcée de tours rondes ou carrées, comme la tour de Dizimieu, en fer à cheval, avec ses deux niveaux indépendants. La tour de l’Horloge, symbole de la ville, fut aménagée plus tard, reflétant l’évolution défensive et religieuse du site.
En 1247, le prieuré fut uni à l’abbaye de Saint-Chef, mais déclina rapidement : dès 1401, sa chapelle était désaffectée, transformée en ferme. Pourtant, la tour de l’Horloge connut des améliorations au XVIe siècle, avec l’installation d’une cloche en 1531 et d’une horloge, fabriquée par le Lyonnais Noël Danville, en 1541. Contrairement à une tradition locale, aucune preuve ne confirme sa destruction en 1562 par les protestants ; les fortifications furent même renforcées en 1567.
Au XVIIIe siècle, les capucins restaurèrent la chapelle, qui resta un lieu de dévotion jusqu’à la Révolution. L’horloge, entretenue par la municipalité, vit sa cloche remplacée en 1805 par les fondeurs lyonnais Rosier. L’ouverture de l’enceinte à l’est, souvent attribuée à tort à Lesdiguières, fut en réalité élargie au XXe siècle pour le château d’eau. Classées Monument Historique en 1926, les tours témoignent aujourd’hui de ce passé médiéval et religieux.