Frise chronologique
Ier siècle apr. J.-C.
Construction présumée
Construction présumée
Ier siècle apr. J.-C. (≈ 150)
Monument funéraire de type *pile* romain.
2 septembre 1943
Classement MH
Classement MH
2 septembre 1943 (≈ 1943)
Protection au titre des monuments historiques.
2022
Acquisition par Biot
Acquisition par Biot
2022 (≈ 2022)
Rachat par la commune pour restauration.
2025
Début des travaux
Début des travaux
2025 (≈ 2025)
Campagne de restauration engagée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Monument romain dit La Tour de la Chèvre d'Or : classement par arrêté du 2 septembre 1943
Personnages clés
| Jules Formigé - Archéologue |
Étudia le monument en 1942, évoquant l’époque augustéenne. |
| Joseph-Antoine Durbec - Historien local |
Auteur d’une monographie sur Biot (2007). |
Origine et histoire
La tour de la Chèvre d'Or, située à Biot dans les Alpes-Maritimes, est un monument funéraire romain de type pile, édifié probablement au Ier siècle apr. J.-C.. Construite en bordure d’une voie antique (peut-être romaine), elle se distingue par une niche supérieure ayant abrité une statue, et une chambre funéraire à son pied. Son style évoque l’époque augustéenne, selon l’archéologue Jules Formigé. Classée monument historique en 1943, elle domine la plaine de la Brague, sur l’ancien chemin de Clausonnes reliant Biot à Vallauris.
Le nom Chèvre d’Or renvoie à une légende méditerranéenne liée aux invasions sarrasines (IXe–Xe siècles), où cet animal fabuleux gardait des trésors. Le site archéologique environnant révèle d’autres vestiges antiques : tombeaux à coffres de tuiles et réemplois de blocs dédicatoires. La tour, acquise par la commune de Biot en 2022, fait l’objet de restaurations depuis 2025. Son architecture combine un massif rectangulaire en maçonnerie (5,80 × 2,35 m, 10 m de haut initialement) et un enclos muré de 4,50 m de côté, délimitant probablement une chambre funéraire.
La niche supérieure, visible de loin, abritait la statue du défunt, tandis que l’espace clos devant la tour contenait des urnes cinéraires. Ce type de monument, rare en Provence-Alpes-Côte d’Azur, rappelle les piles du grand Sud-Ouest français. La Torre di Cimella (détruite) à Cimiez en était le seul autre exemple régional connu. Les fouilles et études, comme celles de Jules Formigé (1942) ou Joseph-Antoine Durbec (2007), soulignent son rôle dans les rites funéraires romains locaux.
Le classement de 1943 a protégé ce vestige, aujourd’hui accessible via le chemin de la Chèvre-d’Or. Son état de conservation, malgré des arasements partiels, permet d’étudier les techniques de construction romaine (parement de moellons calcaires, trous de boulin). Le site s’inscrit dans un paysage archéologique plus large, témoignant de l’occupation antique de la région, entre Antibes et les arrière-pays niçois.