Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Tour de la Chèvre d'Or de Biot dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Mausolée

Tour de la Chèvre d'Or de Biot

    128-250 Chemin de la Chèvre d'Or 
    06410 Biot
Propriété privée
Tour de la Chèvre dOr de Biot
Tour de la Chèvre dOr de Biot
Tour de la Chèvre dOr de Biot
Crédit photo : Baldrick44 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
1900
2000
Ier siècle apr. J.-C.
Construction présumée
2 septembre 1943
Classement MH
2022
Acquisition par Biot
2025
Début des travaux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Monument romain dit La Tour de la Chèvre d'Or : classement par arrêté du 2 septembre 1943

Personnages clés

Jules Formigé - Archéologue Étudia le monument en 1942, évoquant l’époque augustéenne.
Joseph-Antoine Durbec - Historien local Auteur d’une monographie sur Biot (2007).

Origine et histoire

La tour de la Chèvre d'Or, située à Biot dans les Alpes-Maritimes, est un monument funéraire romain de type pile, édifié probablement au Ier siècle apr. J.-C.. Construite en bordure d’une voie antique (peut-être romaine), elle se distingue par une niche supérieure ayant abrité une statue, et une chambre funéraire à son pied. Son style évoque l’époque augustéenne, selon l’archéologue Jules Formigé. Classée monument historique en 1943, elle domine la plaine de la Brague, sur l’ancien chemin de Clausonnes reliant Biot à Vallauris.

Le nom Chèvre d’Or renvoie à une légende méditerranéenne liée aux invasions sarrasines (IXe–Xe siècles), où cet animal fabuleux gardait des trésors. Le site archéologique environnant révèle d’autres vestiges antiques : tombeaux à coffres de tuiles et réemplois de blocs dédicatoires. La tour, acquise par la commune de Biot en 2022, fait l’objet de restaurations depuis 2025. Son architecture combine un massif rectangulaire en maçonnerie (5,80 × 2,35 m, 10 m de haut initialement) et un enclos muré de 4,50 m de côté, délimitant probablement une chambre funéraire.

La niche supérieure, visible de loin, abritait la statue du défunt, tandis que l’espace clos devant la tour contenait des urnes cinéraires. Ce type de monument, rare en Provence-Alpes-Côte d’Azur, rappelle les piles du grand Sud-Ouest français. La Torre di Cimella (détruite) à Cimiez en était le seul autre exemple régional connu. Les fouilles et études, comme celles de Jules Formigé (1942) ou Joseph-Antoine Durbec (2007), soulignent son rôle dans les rites funéraires romains locaux.

Le classement de 1943 a protégé ce vestige, aujourd’hui accessible via le chemin de la Chèvre-d’Or. Son état de conservation, malgré des arasements partiels, permet d’étudier les techniques de construction romaine (parement de moellons calcaires, trous de boulin). Le site s’inscrit dans un paysage archéologique plus large, témoignant de l’occupation antique de la région, entre Antibes et les arrière-pays niçois.

Liens externes