Construction initiale Années 1230 (≈ 1230)
Blanche de Castille ordonna la construction d'une forteresse et d'une enceinte urbaine.
Milieu du XVe siècle
Adaptation à l'artillerie
Adaptation à l'artillerie Milieu du XVe siècle (≈ 1550)
L'enceinte fut adaptée à l'artillerie avec des bastions et des barbacanes.
Années 1560-1570
Plates-formes pour canons
Plates-formes pour canons Années 1560-1570 (≈ 1565)
Des plates-formes en terre furent élevées près des portes pour l'usage du canon.
1807
Destruction de l'enceinte
Destruction de l'enceinte 1807 (≈ 1807)
Napoléon autorisa la destruction de l'enceinte pour créer un anneau de promenades.
1907
Classement des vestiges
Classement des vestiges 1907 (≈ 1907)
L'enceinte du Bas-Empire fut classée au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de la Haute-Chaîne : inscription par arrêté du 26 mars 1927
Personnages clés
Blanche de Castille
Ordonna la construction de la forteresse et de l'enceinte urbaine.
Pierre Donadieu de Puycharic
Gouverneur ayant ordonné la construction de plates-formes pour canons.
Napoléon
Autorisa la destruction de l'enceinte en 1807.
Origine et histoire de la Tour de la Haute-Chaîne
La tour de la Haute-Chaîne est l’un des rares vestiges des fortifications d’Angers. Lorsque l’Anjou fut rattaché au domaine royal, Blanche de Castille ordonna, au début des années 1230 et pendant la minorité de Louis IX, la construction d’une forteresse et d’une vaste enceinte urbaine ; la date d’achèvement n’est pas connue par les textes. Du milieu du XVe siècle au début du XVIIe siècle, l’enceinte fut adaptée à l’artillerie : des bastions contrôlaient la rivière, complétés par des rangées de pieux obstruant le passage, tandis que des barbacanes protégeaient les portes et que le chemin de ronde reçut ponctuellement des mâchicoulis. Pour l’usage du canon, des plates‑formes en terre furent élevées près des portes dans les années 1560-1570 sous les ordres du gouverneur Pierre Donadieu de Puycharic, en pleine Guerres de Religion. Au XVIIe siècle, la fortification perdit son importance militaire et de nouvelles portes furent créées à des fins d’embellissement, portant les noms de Gautier (1636), Cupif (par les frères Camus en 1671) et Grandet (1692). L’enceinte fut progressivement démantelée depuis le milieu du XVIIIe siècle et, en 1807, Napoléon autorisa sa destruction ; la démolition au profit d’un anneau de promenades commença par le front est. La plupart des bastions sur la Maine disparurent avec la création des ponts de la Haute et de la Basse‑Chaîne dans les années 1830. Aujourd’hui, les rares vestiges visibles sont la tour de la Haute‑Chaîne et une tour incorporée à l’ancien hôtel de ville sur le boulevard Carnot. Les fortifications d’Angers ont des origines plus anciennes : une enceinte fut édifiée sous le Bas‑Empire romain et les défenses furent agrandies et complétées tout au long du Moyen Âge. Bien que largement démantelées au XIXe siècle, plusieurs de ces vestiges ont été protégés au titre des Monuments historiques, l’enceinte du Bas‑Empire ayant été classée en 1907 et les vestiges de l’enceinte dite de Saint‑Louis inscrits en 1927. Parmi les éléments médiévaux conservés figurent notamment la tour des Anglais et la tour Villebon, en lien avec l’ancienne enceinte.