Frise chronologique
Années 1230
Renforcement par Blanche de Castille
Renforcement par Blanche de Castille
Années 1230 (≈ 1230)
Forteresse urbaine ordonnée face à la Bretagne.
1560–1570
Modernisation sous Puycharic
Modernisation sous Puycharic
1560–1570 (≈ 1565)
Plates-formes en terre pour l’artillerie.
XVe–XVIe siècles
Adaptation à l’artillerie
Adaptation à l’artillerie
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Ajout de mâchicoulis et plates-formes pour canons.
1807
Autorisation de démolition
Autorisation de démolition
1807 (≈ 1807)
Napoléon ordonne la destruction des fortifications.
1927
Protection Monument historique
Protection Monument historique
1927 (≈ 1927)
Inscription de la tour de la Haute-Chaîne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de la Haute-Chaîne : inscription par arrêté du 26 mars 1927
Personnages clés
| Blanche de Castille - Reine régente de France |
Ordonne la forteresse au XIIIe siècle. |
| Pierre Donadieu de Puycharic - Gouverneur d’Angers |
Modernise les défenses (1560–1570). |
| Adam Vandelant - Cartographe |
Auteur d’une vue cavalière en 1576. |
| Hercule de Senfront - Ingénieur italien |
Auteur d’une vue en 1589. |
Origine et histoire
La tour de la Haute-Chaîne fait partie des fortifications d'Angers, édifiées dès le Bas-Empire romain puis renforcées au Moyen Âge. Ces remparts, longs de 3,8 km, comportaient une vingtaine de tours sur la rive gauche et une douzaine sur la rive droite, avec des murs en moellon de schiste et des tours étroites à trois niveaux. Les défenses furent adaptées aux canons entre le XVe et le XVIIe siècle, avec des mâchicoulis ajoutés à la tour de la Haute-Chaîne et des bastions contrôlant la rivière Maine.
Au XVe siècle, Angers, place frontière face à la Bretagne indépendante, voit son enceinte modernisée sous l’impulsion de Blanche de Castille, qui ordonne la construction d’une forteresse urbaine dans les années 1230. Les adaptations pour l’artillerie, comme les plates-formes en terre près des portes (années 1560-1570), répondent aux besoins des Guerres de Religion. Les vestiges actuels, dont la tour de la Haute-Chaîne, sont protégés comme Monuments historiques depuis 1927, après le démantèlement quasi total des fortifications au XIXe siècle.
Les représentations les plus précises des enceintes proviennent de deux vues cavalières du XVIe siècle : celle d’Adam Vandelant (1576) et celle d’Hercule de Senfront (1589). Ces documents illustrent une structure défensive complexe, avec huit portes, des barbacanes polygonales et des bastions géométriques, comme celui de Saint-Serge en fer-à-cheval. La démolition systématique, autorisée par Napoléon en 1807, ne laisse aujourd’hui que quelques éléments, dont la tour de la Haute-Chaîne, témoin de l’architecture militaire angevine.