Tour de la Lanterne de La Rochelle en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de la Lanterne de La Rochelle

  • Tour de la Lanterne
  • 17000 La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Tour de la Lanterne de La Rochelle
Crédit photo : Jebulon - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1445
Début de la construction
1468
Achèvement de la tour
1629
Conservation de la tour
XIXe siècle
Ajout de cellules
1900-1914
Restauration médiévale
2014-2015
Rénovations récentes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour de la Lanterne : classement par arrêté du 17 février 1879

Personnages clés

Jehan Mérichon Maire de La Rochelle ayant financé l'achèvement de la tour.
Claude Masse Historien ayant documenté la construction de la tour.
Juste Lisch Architecte ayant conduit des projets de restauration.
Albert Ballu Architecte ayant dirigé les restaurations de la tour.
Cabu Dessinateur à l'effigie duquel une gargouille a été créée.
Wolinski Dessinateur à l'effigie duquel une gargouille a été créée.
Gottfried Honegger Artiste ayant créé une œuvre dans la tour en 1985.
Jean-Pierre Pincemin Artiste ayant réalisé un sol en béton dans la tour en 1985.

Origine et histoire de la Tour de la Lanterne

La tour de la Lanterne, classée monument historique le 17 février 1879, est l’une des trois tours du front de mer de La Rochelle, avec la tour Saint‑Nicolas et la tour de la Chaîne, vestiges des fortifications médiévales qui protégeaient le port. Ouvrage de l’enceinte médiévale peut‑être élevé sur une ancienne tour, elle aurait incorporé par chemisage une tour antérieure selon Claude Masse. Commencée, toujours d’après Masse, en 1445 et achevée grâce aux fonds personnels du maire Jehan Mérichon vingt‑trois ans plus tard, elle formait à l’origine l’angle sud‑ouest des remparts et sa tourelle à lanterne servait de phare et d’amer, la tour se situant alors au bord de l’eau. Conservée lors du rasement des fortifications en 1629, elle fut intégrée dans la nouvelle enceinte de 1689. Entre 1900 et 1914, des restaurations conduites d’abord sur des projets de Juste Lisch puis sous la direction d’Albert Ballu lui rendirent un aspect médiéval ; la lanterne actuelle est une reconstitution de Juste Lisch. Lors des rénovations de 2014‑2015, deux gargouilles ont été recréées à l’effigie des dessinateurs Cabu et Wolinski.

La tour mesure 55 mètres de haut et se compose de deux parties : une base cylindrique de 25 mètres de hauteur et de plus de 15 mètres de diamètre, surmontée d’une flèche octogonale dont quatre pans portent des fenêtres trilobées de style flamboyant, chaque nervure étant ornée de crochets. L’intérieur est constitué de plusieurs salles superposées où se trouvent de nombreux graffiti gravés par des marins anglais, espagnols ou hollandais emprisonnés entre les XVIIe et XIXe siècles. La salle des gardes, au premier étage et accessible depuis le mur d’enceinte, conserve deux canonnières, une cheminée et un four du XIXe siècle. Au troisième niveau, un mur de refend divise l’espace entre l’étude du désarmeur des nefs, avec latrines, et la « salle de la pistole », riche en inscriptions diverses ; cette dernière semble avoir servi de cellule particulière pour prisonnier fortuné. Le dortoir, au quatrième niveau, pouvait accueillir plus d’une centaine de détenus et comporte de nombreux graffiti et poèmes, ainsi que des représentations de navires. La salle dite de l’amer renferme les plus beaux graffiti de navires et une œuvre de Gottfried Honegger de 1985, composée d’un labyrinthe au sol et d’une stèle suspendue, tandis que la salle Jehan Mérichon accueille un sol de Jean‑Pierre Pincemin réalisé en 1985, en béton blanc et noir sur environ 76,5 m². Des cellules réparties sur deux niveaux datent du XIXe siècle et des ouvertures initiales ont été rebouchées au début du XXe siècle lors des restaurations.

La galerie située à 38 mètres offre un panorama sur le centre‑ville et la rade et illustre le rôle de guet maritime de la tour. La circulation intérieure repose sur deux escaliers à vis : l’un dessert l’ensemble des salles jusqu’au chemin de ronde et est coiffé d’une pyramide de pierre comportant, sur un pan, une inscription rappelant l’achèvement de la tour en 1468 et son attribution à Jehan Mérichon ; l’autre, plus étroit, relie le chemin de ronde à la galerie et à la salle de l’amer et est surmonté de la lanterne. La tour a porté plusieurs noms au cours de son histoire — tour du Garrot, tour des Prêtres, tour des Quatre Sergents — en lien avec des usages et des événements : l’appareil destiné à désarmer les vaisseaux lui valut le nom de tour du Garrot ; en 1568 treize prêtres y furent emprisonnés puis exécutés, ce qui lui valut le surnom de tour des Prêtres, surnom renforcé après l’égorgement de quatre autres prêtres en 1798 ; en 1822, deux des protagonistes de la « Conspiration de La Rochelle » y furent détenus avant leur exécution, d’où l’appellation de tour des Quatre Sergents.

Parmi les graffiti signalés figurent l’inscription d’un détenu de l’armée française, « Vivier G. / 15 jours de prison pour / avoir dit à un / brigadier de fermer / la porte », des ensembles gravés dans l’étude du désarmeur, et un bas‑relief représentant l’entrée d’un navire dans le Vieux‑Port, sculpté en 1872 par Émile Lafontaine. Les trois tours de La Rochelle sont aujourd’hui gérées par le Centre des monuments nationaux.

Liens externes