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Tour de la Roquette d'Arles dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de la Roquette d'Arles

    La Roquette
    13200 Arles
Propriété de la commune
Tour de la Roquette dArles
Tour de la Roquette dArles
Tour de la Roquette dArles
Tour de la Roquette dArles
Tour de la Roquette dArles
Crédit photo : Mbzt - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Intégration aux remparts
1372
Construction initiale
1790
Rôle révolutionnaire
1850
Déclin fluvial
1927
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour de la Roquette : inscription par arrêté du 5 juillet 1927

Personnages clés

Esteve Leonet - Propriétaire initial Donne son nom à la *tour du Leonet* (1372).
Pierre-Antoine Antonelle - Maire révolutionnaire Soutenu par le quartier en 1790.
Isabelet Roux - Figure locale Vécut au 37 ou 39 quai de la Roquette.

Origine et histoire

La tour de la Roquette, située dans le quartier éponyme d’Arles, fut construite en 1372 sous le nom de tour du Leonet, du nom de son propriétaire Esteve Leonet. Elle devint ensuite la tour de la Tuerie ou de l’Écorchoir en raison de son usage comme abattoir. Ce quartier, autrefois appelé Bourg des Porcelet ou Vieux-Bourg, était un faubourg médiéval structuré autour des églises Saint-Laurent et Sainte-Croix, peuplé de pêcheurs et d’artisans liés au Rhône. Ceint de remparts au XIIIe siècle, il fut renforcé face aux menaces extérieures (Routiers, corsaires catalans, guerre de succession de Provence).

Au XVe siècle, la tour incarne les tensions défensives d’Arles, marquée par les conflits internes (siège de Du Guesclin) et les rivalités entre quartiers. À la Révolution, la Roquette, bastion des Monnaidiers (parti révolutionnaire), s’opposa aux royalistes de l’Hauture. Le quartier déclina avec l’arrivée du chemin de fer (vers 1850), perdant son activité fluviale, avant de renaître comme zone d’accueil pour les vagues d’immigration. Aujourd’hui, il allie patrimoine médiéval et dynamisme urbain, avec ses ruelles étroites et ses hôtels particuliers restaurés.

La tour, classée Monument Historique en 1927, est un vestige des remparts médiévaux. Son nom évoque aussi les ruines du cirque romain situées à proximité, bien que cette hypothèse reste débattue. Le quartier, autrefois marginalisé, est désormais un lieu de vie animé, mêlant mémoire historique (maison présumée d’Isabelet Roux, figure locale) et modernité, avec des commerces et des habitations rénovées. Son identité réside dans son héritage artisanal et sa position stratégique entre Rhône et centre-ville.

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