Frise chronologique
vers 1292
Fondation de la bastide
Fondation de la bastide
vers 1292 (≈ 1292)
Création par Marguerite de Foix, fille de Gaston VII.
vers 1338
Transformation en donjon
Transformation en donjon
vers 1338 (≈ 1338)
Rénovation par Gaston Fébus avec château adjacent.
1523
Destruction du château
Destruction du château
1523 (≈ 1523)
Par les troupes espagnoles de Philibert de Chalon.
1853
Dommages par la foudre
Dommages par la foudre
1853 (≈ 1853)
Endommagement partiel de la tour.
19 avril 1915
Classement monument historique
Classement monument historique
19 avril 1915 (≈ 1915)
Protection officielle de la tour.
1922
Ajout d’un fronton
Ajout d’un fronton
1922 (≈ 1922)
Aménagement d’un mur en fronton de pelote.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour : classement par arrêté du 19 avril 1915
Personnages clés
| Marguerite de Foix - Fondatrice de la bastide |
Fille de Gaston VII, épouse de Roger-Bernard de Foix. |
| Gaston Fébus - Commanditaire du donjon |
Transforme la tour en 1338 et ajoute un château. |
| Philibert de Chalon - Général espagnol |
Détruit le château en 1523. |
Origine et histoire
La tour de Labastide-Villefranche est un donjon médiéval érigé au XIVe siècle, situé à l’est du village éponyme dans les Pyrénées-Atlantiques. Construite en calcaire et granit, elle s’élève à 28 mètres avec une base carrée et des mâchicoulis en sommet. Son rez-de-chaussée, aveugle, contraste avec les meurtrières du premier étage et les fenêtres des niveaux supérieurs, ajoutées aux XVe ou XVIe siècles. La tour était initialement une forteresse de défense contre les royaumes de Navarre et la Guyenne anglaise, intégrée à un système de remparts aujourd’hui disparus.
La bastide de Labastide-Villefranche fut fondée vers 1292 par Marguerite de Foix, fille de Gaston VII, en réponse aux bastides anglaises et navarraises. Une tour primitive fut édifiée dès cette époque, puis transformée en donjon vers 1338 par Gaston Fébus, qui y adjoignit un château relié par un pont-levis. Ce château fut détruit en 1523 par les troupes espagnoles de Philibert de Chalon, général de Charles Quint, lors de l’invasion du Béarn. Seul le donjon subsista, partiellement endommagé par la foudre en 1853.
Classée monument historique en 1915, la tour conserve des traces de son usage militaire, comme les meurtrières, mais aussi des aménagements civils ultérieurs, tel un fronton de pelote ajouté en 1922 sur son mur sud. Les vestiges du château adjacent, peut-être réutilisés pour construire un temple protestant sous Louis XIII, ont aujourd’hui disparu. La tour reste un témoignage architectural des conflits franco-navarrais et de l’urbanisme défensif médiéval en Béarn.